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10/05/2010

Parution du n°4, du mois de mai, de la revue Chos’e, d’art et de poésie


Numéro, dans lequel, entre autres personnes, vous me trouverez dans des textes illsutrant des photographies de Pierre Gaudu.

 

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Le n°4, du mois de mai, de la revue Chos’e, d’art et de poésie, est paru.
46 auteurs s’y trouvent représentés. Ce numéro comporte 194 pages.
Il est mis en ligne à cette adresse :
http://fr.calameo.com/read/000036710a4d190566a14


Pour consulter Chos’e N°1 : http://fr.calameo.com/read/000036710247da2364251 <http://fr.calameo.com/read/000036710247da2364251>
Chos’e N°2 : http://fr.calameo.com/read/000036710e78a571ff259 <http://fr.calameo.com/read/000036710e78a571ff259>
Chos’e N°3 : http://www.calameo.com/read/00003671064572e3f7cb2 <http://www.calameo.com/read/00003671064572e3f7cb2>

Pour le n°5 de juillet, le bouclage aura lieu le 20 juin. Si vous désirez participer, envoyez vos œuvres à cette adresse : kitagawa.cristoforo@orange.fr
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Les auteurs du n°4 :


Anna de Sandre
Béatrice Machet                                                    
Carole Aubert
Catherine Landry
Cathy Garcia
Christian Alle
Christian Moreno
Christine Jeanney
Colette Merteuille                         
Éric Dejaeger
Érik Boullier
Fabrice Marzuolo
Florence Noël sur des photographies de Pierre Gaudu
Francesco Pittau
Frasby
Fred Johnston
Guidu Antonietti di Cinarca
Henri Droguet
Henry Chiparlart
Hervé Merlot
Iron Ikunst
Jacky Essirard
Jacques Borzycki    
Jean-Luc Feitas
Jean-Marc Flahaut
Jonavin
Jos Roy et Luc Médrinal
Julie B.
Kitagawa Cristoforo
Kl Loth
Laurent Grisel
Louis Mathoux
Marc Bonetto
Marlène Tissot
Michel Brosseau
Michel Gaudrion

Myriam Laffont
Nathalie Paradis
Patrice Maltaverne
Paul Villain
Philippe Didion
Roger Lahu
Roland Thévenet
Sébastien Ménard
Serge Raynal 

Geyser logorythmique d'Edith Azam

 

 

Edith Azam est une drôle de brindille qui oscille dans le vent de ses propres paroles. Un souffle à l'arraché, à la saccade, bourrasque venu des tripes. Lance des flèches qui se poèment, lance des mots qui déboulent, qui rebondissent, avec l'énervement qui fêle la tendresse,  l'avide besoin de tendresse, de douceur, douceur... . Son souffle, ses insistances, ses répétitions, Edith Azam est une apparence qui tient debout par la force des mots qui montent, qui cognent sa tête, son palais, ses lèvres pour éclater comme des pétards. Ses mots sont radicaux, la dépassent, elle s'y dépasse, toujours, ses lectures sont des extripailleries. Edith Azam doit être écoutée pour être lavé de l'intérieur, dérangé jusque dans notre corps, interrogés dans nos petites enfances aux bords de nos lèvres d'adultes qui ne savent pas, plus, combien. Dérangés parce que Edith Azam, c'est fort, c'est sans apprêt, sans correction, c'est dans la tension, la pure tension, Edith Azam est un arc, parce que ses mots sont flèches dont on se fait boire.

Edith Azam est une découvreuse de mots. Les émotions ont droit à tout les accessoires de l'expression. Pour cela, elle est douée d'une sorte de musique qui dévale toute seule. Elle a une faim, a une soif, a une urgence qui jaillit d'elle par soubresaut, geyser logorythmique. A scansion, à jeux, à lettres, à voix.

Elle est étendard qui bat, qui flotte au rythme de sa voix, se gonfle, se tend, se déplie, se rabat, se recroqueville. Edith Azam confond son corps et le verbe. C'est sa grâce, une fragilité de nervure, indéchirable, pourtant. Elle le fait vivre dans toutes ses expériences. Les mots sont un carcan dont la graphie doit éclater, pour laisser passer la rocaille des sons, leurs excroissances sensibles. Les mots se répètent, se télescopent. Pourtant, il y a là un travail qui dépasse la recherche musicale, la performance.

Car ils sont de plus en plus nombreux à monter sur scène , régulièrement, le temps d'une Jam cession et à faire jaillir d'eux cette poésie encarcanée en nous depuis des siècles. La faire jaillir. Mais parfois en dépit du sens, en dépit du sensible, en quête du sensationnel, de l'effet, de la puissance, de la drogue des lisières entre obscurité et lumière et la parole comme oiseau messager entre l'homme seul et le public.

Mais Edith Azam est un outil. Comme un canal qui contient et charrie le flux de cent rivières, de cent chantoirs souterrains. Edith Azam lit parce qu'il faut libérer cet écrit qui l'a elle-même libérée. Elle doit écrire pour tuer le taire qui entourent les enfants, les enfants que nous sommes encore, et donc dire pour tuer l'apparence dont se revêtent les visages des mal-aimants que nous sommes un peu tous. Dévisager l'autre, le déshabiller, en se dévêtant d’abord de toute apparence par la simple voix écriée et… nue.

 

Il faut la voir pour le saisir, le croire, le vivre, pour être mis en présence d'une rencontre. C'est rare les rencontres.

J'ai rencontré Edith Azam un jour de février ou mars 2008, à Bruxelles, à la Foire du Livre. Elle venait de dire, debout, dans une tension inouïe quelques textes sur une scène où se succédaient des poètes, salmeurs et écrivains. Lorsqu'elle est venue pour se rassoir, elle a pris place juste à côté de moi. Il n'y eut que quelques mots, des regards en perle d'ébène lavés d'or, une dédicace, une gentillesse telle qu'un corps seul peine à la contenir.

Ce jeudi 6 mai au Maelstöm fIestival, à l'espace Senghor il paraît qu'elle s'est produite encore, au milieu de 11 autres femmes. J'aurais aimé la revoir, ou qu'elle soit encore là le samedi. Mais non,

Alors j'écris ce billet pour vous partager une émotion jeune de deux ans. Et vous envoyer lire et écouter Edith là où vous pourrez sur le net. En suivant les liens que vous pourrez trouver. En allant la voir si elle passe par chez vous.

L'écouter sur l'excellente émission Ca rime à quoi, sur France Culture : http://phasme.grosquick.net/1.html#_28 où tout est dit mieux que je ne le dis.

http://www.dailymotion.com/video/xb9d2g_bruits-de-bouche-edith-azam-bouche_creation

http://www.wat.tv/video/rencontre-avec-edith-azam-01-1jzxs_2ghln_.html

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=56168899

Son site : Mon phasme : http://phasme.grosquick.net/

 

Bibliographie :

 

 

Létika Klinik : Edition Dernier Télégramme

 

Mercure : Edition Castells

 

L'écharpe douce aux yeux de soie : Edition Atelier de l'Agneau

 

Tiphasme est Phasme : Edition Inventaire/Invention

 

Amor Barricade Amor : Edition Atelier de l'Agneau

 

Caillou: Edition du soir au matin

 

Rupture: Edition Dernier Télégramme

 

Toi mon aède

 

 

11:02 Publié dans Dis-moi ce que tu lis... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : edith azam, lecture, poésie, littérature |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

07/05/2010

Page ouverte à Juliette Zara

Juliette Zara est née la même année que moi. Ce n'est pas le moindre point commun que je ressens à la lecture régulière de son blog "enfantissages". Une écriture poétique qui suit les racines des mots dans la terre, les tissages de son et de sens, les espaces du temps.


Heureuse de vous la faire découvrir aujourd'hui tandis qu'elle me reçoit sur "enfantissages" dans le cadre des Vases Communicants entre blogs de tous horizons. N'hésitez pas à continuer votre visite de blogs en blogs, des découvertes fortes vous y attendent, comme chaque premier vendredi du mois.

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