05/03/2014

souvenez-nous nos étendues déposées dans ces lits blancs

souvenez-nous

nos étendues déposées dans ces lits blancs

de l’autre côté du hurloir

dans l’antichambre du néant

ce lumignon de mort assis à nos chevets

rivalisant dans sa posture de tendresse

avec vos mines confites par la peur

vous lézardés de fatigue

et nous incapables de percevoir

sous vos sourires en miettes

autre chose qu’une gravité passagère

sans frein funeste  sur le mouvement

perpétuel

de nos enfances

 

(extrait de "souvenez-nous" inédit... en mémoire vive d'enfance)


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Pierre Paulus, La Sambre un soir en hiver
1935-1939 Huile sur toile.

04/03/2014

Souvenez-nous (lorsque nous marchions...)

souvenez-nous
nos pieds défiaient le hasard
nous harmonisions les passages
pour piétons chaotiques
fouler les blanches seulement
bien enjamber les joints
des pavés rabâchés
marche paire pied droit
marche impaire pied gauche
ne pas laisser l'ombre
du suivant nous croiser
question de vie ou de mort

("souvenez-nous", inédit.... sur ces enfances en mémoires vives)

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25/02/2014

déloger

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il faut déloger de soi cet étançon

-        m’équarrit jusqu'à l'os -

déloger ce grattoir sans cesse

dépeçant les méninges

déloger la sarcleuse  

-        racle l’âme jusqu'à

la fine craquelure de sa trame  -

 

comprenez

je ne suis que le rien ajouté

à ce désert d'entrailles

 

laissez-moi inexister, laissez-

moi, laissez

 

il faut déloger

23:33 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)