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12/01/2010

Branche d'acacia brassée par le vent (mouvement 4 : Menuet)

 

Quatrième mouvement : Menuet

 

 

Quatrième de 8 mouvements écrits sur une série photographique de Pierre Gaudu "branche d'acacia brassée par le vent"

4193391278_292cace0cb.jpg

 

 

 

http://www.flickr.com/photos/pierregaudu/sets/72157620967...

 

 

ainsi suspendus, faut-il qu’il nous arrime, ainsi – syncope et tombé d’heure - nous prélevions la dîme du présent, le contretemps du vivre, ainsi qu’en laps d’absence,


ainsi tels qu’en suspens, tellement tu sais, tellement sur le tendre, membrane du plexus contre-arquée à la gorge, ainsi est la balance, est-ce jeu, est-ce sens ?


ainsi dans le partir, ainsi dans le revenir, ainsi sans plus de bruit, feutrine de glotte, tamis d’éther, ensablement d’ouïe, dans le jaillir d’une flèche, puis dans son repentir,


ainsi par le surprendre, affrétés au mystère, l’énigme d’une saccade au rythme d’un saccage, et la texture interne des gorges qui s’enlisent,

 

Ainsi on vit, et ainsi saisis, et ainsi chéris

 

c’est à ne plus entendre
dans l’éblouissement des tempes
c’est à ne plus comprendre
le poussé des larmes dessous la peau
quand vient ce feu des formes
l’onde – la Grâce – écoulée
par nos ébauches
de tendresse

 

car la branche imperturbable s’anime – silencieusement – nous décharge de nos pesants de jours


la branche impérieuse anime en nous – saisissement – les puisants de trous, les épuisés de trêves, les trouvés de patience,


branche mouvementée anime, émue de dolence puis de fièvre, l’effusion du frêle puis du flambé des feuilles,

 

elle n’est qu’
une
égratignure sur la
pupille
elle s’enfle et
nous éparpille