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01/03/2007

Mars

Mars et j’ai vu la fleur infime du pommier
chahutée dans un château de vent
parfois c’est trop
cette bourrasque au frein de ma gorge
cette entaille
tant de fragilité criante

aujourd’hui cette femme
au chevet de ses enfants morts
avale son couteau qui fouilla leur souffle
Mars et l’on se berce de
tout ce qu’on pourra dire à la Une
pour rincer
tout ce sang

Mars et la sève hurle
brûle les doigts des pistils

je soutiens cette petite main
fermée d’horreur
parfois c’est trop


d’aimer.