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26/05/2006

D'attente



j’avais bu
et de l’eau plus
savamment que le vin

j’avais sentinelle aux lèvres
liguées de feux tus
quant à ta main :

une course vaine de mille lieues
un cheval tombé naseaux aphones
une mer étrillée sous le ventre blême
un ruban de cailloux damnant pieds

j’avais bu
et j’alanguissais l’heure
te savoir près

mais ta main
et ma main
l’infini n’y suffirait plus

je perds souffle encore
cette tension mon bras en gonfle
ma main sans phare
égarée sur la table

et toi masse tellement humaine
d’attente et de vœux

et moi perdue entre l’ici soif
et toi-là chair
chiffonnade d’effroi
sous ma paume

10:18 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/05/2006

Cités d'or ( 1)

à M-L, 4 ans et demi hier

 

elle voit le ciel vert
c’est vrai c'est ainsi dit-elle enjouée
et du bleu dedans aussi, mais pas comme la mer
elle sait le ciel vert parce qu’il fleurit :
soleil ou apnée peu importe
ses bateaux ont des guirelandes
d’hublots multicolores
à chacun son rêve, son visage encerclé
elle se meut
dans l’eau des aquarelles
invoque des cités d’or
sur des côtes insondables

l’histoire
c’est avant le bateau
où il va
les larmes de son naufrage
son dessin le racontera tant qu’il
ne sera pas sec.

(J'espère pouvoir mettre le dessin en illustration)

11:10 Publié dans Nulla dies sine linea. | Lien permanent | Commentaires (0) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |