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30/01/2006

Emmanuelle Urien : des recueils comme s'il en pleuvait

En général, on découvre les auteurs bien après qu'ils aient été reconnus. En tout cas moi, je fais rarement patie des découvreurs de talents. Bien que... j'ai déjà fréquenté moult talents, mais peu qui se décident déjà à publier, c'est bien dommage.

Enfin soit, Emmanuelle Urien, sans mauvais jeu de mots, ce n'est pas rien. C'est un bout de bonne femme, plus jeune que moi, à m'en fiche des complexes et particulièrement douée dans l'art de la Nouvelle, avec un style vif, rythmé, noir souvent, une voix, de l'humour et des histoires qui se gravent illico dans la mémoire.

J'avais commencé à la lire sur Pleut-il (http://pleutil.net/auteurs/emmanuelleurien  ) et sur Francopolis (où j'ai collaboré), je savais qu'elle avait été remarquée à la Fureur de Lire, concours belge de nouvelles, bref, mais voila que ça s'emballe pour elle ! Et je m'en félicite pour elle!

Elle vient et va publier deux recueils un Court, noir, sans sucre aux éditions l'Etre Minuscule et l'autre Toute humanité mise à part aux éditions Quadrature.

Son site vous donnera aussi un aperçu de la plume et de son art d'inciser le papier : http://www.emmanuelle-urien.org

Lisez-là, ça ne vaut franchement le poids d'euro qui déforme votre poche de pantalon ! Une écriture qui ose explorer les circonvolutions des nos esprits, de nos chairs et de nos destins. Des personnages pas toujours là pour être sympathiques mais toujours pour éveiller en nous le plaisir de voir au travers de leurs regards... et de jouir d'histoires bien balancées.

Clepsydre

13:30 Publié dans Dis-moi ce que tu lis... | Lien permanent | Commentaires (1) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/01/2006

Le Cri

Le Cri



- Lundi 27 octobre, reflux de silence après l’aurore, café serti de soleil, prairie blanchie en direction de la ferme du Bocage -

Brûlée aux contours, exactement comme cette feuille qu’enfants, nous soumettions un instant à la caresse de la flamme pour lui donner l’aspect des parchemins aux trésors. Roussie et recroquevillée. Promesse d’une énigme à résoudre. Ou à sceller définitivement. Voilà ce qu’est mon âme, en ce portrait matinal.

Je t’avais promis, je n’oublie pas ( je n’oublie plus jamais rien, tu sais) de te donner à chaque instant l’écho fin de mes postures intérieures, de ces changements d’états, cette trame en mouvement de ma chair. Pour prolonger nos épousailles par-delà les étendues de roches et de mers. Et voici tant de mois que, dans l’attente et la peur, j’expérimente tour à tour la liquéfaction, la cristallisation, la matérialisation, l’évaporation, la condensation et parfois, au sein de mes entrailles-mêmes la corruption. Que pourais-je énoncer comme autres ressentis, moi qui suis devenue une métamorphose continue ?

Dans la psyché suspendue au-dessus du bureau, se confondent eau et feu. Tout silence se clame dans ce miroir qui fut chauffé à la limite de sa rupture, gondolé sous l’étreinte des flammes, compressé par ce drame que j’héberge en permanence comme une sorte d’ennemi domestique. J’y contemple le ciel du dehors, versé, inversé. Les cieux jonchant et au-dessus, planant sombrement, la rouge terre pulsée. Terre sanguine des glaises dures, des landes abruptement hospitalières. J’ai recueilli ce miroir le jour de ton absence. J’ai scruté longtemps son reflet dans l’espoir d’y saisir la direction de ton départ. Mais je n’y ai trouvé que le visage évidé de ma consternation. Ta disparition a imprimé sur ma face le poinçon d’une stupeur sans âge, et au travers de mes traits ceux de tant de femmes que j’avais vues si souvent défiler sur les artères de ces villes bananières, surmontées de cette forêt assourdisante de photos, agrandies à en distendre l’humanité des visages. Tant de bras de femmes brandis réclamant, pour combler ce trou au cœur, un regard, un corps, un souvenir, un indice pulsatil de leurs hommes, de leurs fils, enlevés, disparus, torturés, morts peut-être ou, qui savait ?, peut-être pas.
Tu ne m’as pas laissé plus de trace dans les ruines incendiées de nos vies. Peu d’odeurs parmi les cendres, même la suie concordait avec ton silence. Ce matin-là, l’hôtel éventré n’a charrié que les corps des autres journalistes pas le tien. Mais ce miroir métamorphosé par les flammes, reflétant sens dessus-dessous la vie qui me reste, me rappelle que le ciel est maintenant devenu le sol où je marche normalement. L’endroit de mon envers, l’enfer de mon endroit.

*
- Mardi 4 novembre, fracas de meuglements couvrant la brume, petites lueurs des phares égarrés sur l’avenue, la radio tresse des phrases étrangement familières. -

Au levé, j’ai rebranché le réveil-radio, juste pour entendre le son écaillé d’une voix lointaine, un correspondant de guerre, une des tiennes, qui hachait exagérément les mots dans l’espoir d’en sauver quelques-uns du grand chambard des mitrailleuses. A chaque respiration qu’il prenait, courte, effacée, je suspendais mon souffle.
Oui, je peux te l’avouer maintenant, j’adorais ce grésillement qui travestissait la chaleur de ta voix, qui métalisait l’insondable élan de ta fuite vers le sang, la sueur et la peur. Jamais, pour rien au monde, je ne t’aurais confié cela moi qui te voulais ici et tout à moi et à ces vies qui jailliraient de moi.
Au début, ta voix enlevée m’était comme une famine. Sans ta voix, je ne pouvais plus me nourrir. Ni parler. Pénurie, disette, gouffre.
Au début, je recomptais les jours avec les journalistes, « 51 jours que nous sommes sans nouvelles de notre confrère », « 85 jours », « 112 jours »… « sans doux ce jour » : j’ai fini par craquer, éteindre tout, compter par coeur.
Aujourd’hui où plus personne ne compte, le présentateur a remercié le correspondant inconnu de ton nom comme un signe répondant à mon instinct de vie. Et j’ai oublié de pleurer lors qu’il s’est rectifié comme pris en défaut. En défaut de toi, mon amour.

- Samedi 15 novembre, gémir de verre crissant dans l’allée, livre baisant l’accoudoir, jupe verte en éventail d’insomnie –

Peut-on nommer cette vacuité l’habitude ? Ou la peau d’une révolte retournée comme un gant de cuir fin ? Quelle tromperie que cette absence de mots. « On dirait un deuil ici », a murmuré ma mère passée un long temps en journée. Puis le soleil s’apaisant à la vesprée, elle a épuisé son vocabulaire de l’attente, la maison déteignait déjà sur elle, le miroir versait ses feux sous l’horizon. Elle aussi flânait, froufrou éteint, dans le salon, interdite de parole, quasi monacale. Il n’y avait plus rien à dire, elle a hésité, même pas un au revoir dans son sourire aimant, et la porte a frémi juste l’instant de la voir disparaître dans la presque nuit.

Presque nuit ta vie, ma vie. Presque vie.

Maison – tombeau - litière – sommeil… sommeil.

*

- Mercredi 26 novembre, escalier s’étirant au réveil, petite musique du déjeuner débarrassant la table, bouche bleue froid –

Toi, toi toi toi toi. Et même pas un son. Amputation d’une langue. C’est mon histoire. Tu es le Verbe qui animait ma danse. Ma révérence nuptiale s’achève par ton évanouissement. Spectacle absurde de pantomimes. Je me souviens ce jour-là, tu dressais la table des amants, le petit guéridon peint d’ocre et les plantes égrainaient leurs ombres sur la nappe. Tu entendais mes pas mouillés sur le pavé et tu attendais, tu attendais, que j’ondoie dans l’embrasure de la porte. Et je me glissais entière, juste sous l’angle du soleil, tellement face à lui que je ne pouvais plus distinguer tes traits. Je l’adoptais comme mon seul habit, ce voile de chaleur qui me faisait être nue avec élégance. Et toi, tu décrivais des cercles dans la pièce, je devinais des déplacements infimes. Tu ne te rapprochais pas, non, tu sculptais juste l’évasement de l’accueil. La table dressée de soleil, dorée de nous. Je m’asseyais au bout d’un temps infini de plaisir toujours assez court pour m’affamer. J’aimais alors être regardée, être dite. J’aimais à la folie être regardé et énoncée par toi. Je ne te regardais pas, simple plaisir dans ton plaisir. Pas de jeu de miroir, pas d’inversion des pistes, je faisais confiance à tes yeux, à ta bouche.

Cette fois-là, tu m’avais rejointe à la table, le soleil t’éclairait en entier. Et me transperçait le dos pour mieux t’atteindre. On mangeait des petits pains et du choco noir de noir, la bouche sucrée et rafraîchie d’orange. On mangeait très doucement, nos corps recevaient la nourriture sans brusquerie, partage du pain prémisse au partage des corps. Et puis infimement, à un moment donné, ta main glissait sur moi, et en redessinait les contours que le soleil happait goulûment. Et au comble du désir, je m’abandonnais aux postures les plus ouvertes, les plus offertes. Et tes gestes me pénétraient en même temps que le soleil. Et je criais. Criais. Criais…

A en assourdir les anges.

*

- Lundi 15 décembre, table des amants, jardin d’hiver embué et scintillant, un sifflement du vent souligne que le silence n’est pas mort. Pas encore. -

Tout cela n’a pas existé. Tout cela ne peut exister. Cette table où est-elle et quel est ton nom encore ? « toi ». Et le mien ? Tout cela est une illusion. Même cette explosion fraîche et torréfiante dans nos corps unis. Je dis ces mots : « explosion fraîche », mais ne me vient que le souvenir de ce que ca aurait pu en être. Aucune sensation. Aucun sentiment. La douleur par l’absence. Et ton intolérable, insupportable mutisme. Et ma colère haïe, ma colère lessivée au jour le jour, battue, tordue, essorée à en avoir les mains cuites de gerçures. La grande lessive de ta disparition. Toutes ces lettres qui reviennent, qui refusent le voyage, qui n’ont plus d’adresse que j’envoie avec juste ton nom, dans toutes les postes du monde. Chaque fois qu’Eliane vient, je lui remets un tas, le même nombre de lettres, chaque fois, 30, chaque fois, et avec dessus, juste ton nom, précédé de ton prénom « toi » et puis le nom que le monde a en sa mémoire. Et je mets dans l’enveloppe un épisode de cette longue lettre, avec mes changements d’états et toi et toi et toi. J’y glisse aussi une photo prise du miroir, dans un angle où l’on ne peut me voir, juste le paysage, derrière la maison. Mais rien sur cette photo ne permet de savoir qu’il faut regarder le ciel en bas. Je sais que toi tu la reçois, tu la regarderas dans le bon sens, le sens qui jamais n’aurait du basculer.
Je les donne à Eliane, elle les poste à Berlin, à Istanbul, à Venise et à Shanghai, à Saint-Pétersbourg, à Samarcande et à Calcutta, à Kinshasa, à Melbourne et à Vancouver. Elle les poste sans relâche. Elle le fait, fidèlement, je le sais : les lettres me reviennent, de tous les coins du globe, avec dans toutes les langues des textes à la main, de centaine de mains anonymes, disant, redisant, griffant avec force le papier de ton défaut au monde, à leur monde, au mien aussi, alors. A la réalité. Et toutes ces lettres qui me reviennent sans toi, je les fais sécher sur des fils tendus entre ici et le fond du jardin, pour que le vent le sache et qu’il te dise. Et qu’il se taise si tu t’es tu, mais qu’il siffle sinon, qu’il siffle. A défaut de crier. Tout cela vraiment ne peut exister, tout cela, non, tout cela, ne peut ne doit exister.

Tout cela n’existera jamais plus jusqu’à demain. Dormir.

*

-Vendredi 2 janvier, le petit lit d’enfant bruisse sous la pluie. La vitre se répand minutieusement sur le toit. Main qui chiffonne un bout de drap –

J’ai décidé : tu es mort. C’est plus facile ainsi. Me vient cette impression, soudain, d’être plongée dans un bloc de glace. Mais une glace tiède, et que toute douleur enfin est vacante. Je ne t’écrirai pas de lettre aujourd’hui. J’ai fait commander des fleurs, des roses thé, nos préférées. Et ainsi, un jour, sans doute, je pourrai renouer avec le son pour citer ton nom comme si tu étais revenu de ton long périple hors de nous.

Tu es mort donc et si ce n’est pas bien ainsi, c’est mieux que le contraire. Je sais, je t’abandonne, c’est égoïste, mais sincèrement, toi, n’es-tu pas mieux dans cet « état » aussi ? Puis, je suis libre à présent. Libre de trancher mes amarres. J’étais si peu ici déjà. Mais tant là, là….

J’ai décidé, je suis morte. On disait que j’étais morte. Ne fut-ce que quelques jours, je t’en prie, ne fut que quelques lunes, ne fut-ce que quelques vies. Je n’en peux plus de renoncer à t’attendre. Je n’en peux plus de l’espérance.

*

-Dimanche 18 janvier, terrasse aqueuse et miellée, une femme traverse le champ sur le coteau, les bottes lourdes mais la tête légère –

C’est venu au-delà de tout temps. J’étais morte déjà. Ou alors presque en dévie. Quinze jours de sommeil, quinze jours sans rien prendre ni rendre. Morte structurellement. C’est venu, mon amour, et ça n’est plus parti. Le vent était tombé. Il ne sifflait plus. Le signe du silence avait conquis mon âme. Puis ce fut là, lancinant, contractions d’espoir, de plus en plus rapprochées, processus irréversible :

Le Cri.

Ton cri.

Un cri terrible, un cri intolérable, mais que j’ai toléré d’entendre. Un cri d’une souffrance sans nom, un cri d’un déchirement lent de chair, mais que j’ai reprisé, aussitôt, en prononçant enfin ton nom : Hélios. Mon amour. Un cri à en maudire un Christ, à insulter l’univers, un cri d’une torture sans pareille, à frémir, à en regretter la morsure des flammes. Mais que j’ai accueilli, entier, ton cri, ton corps, et oui, dont j’ai joui d’espérance.

Ton cri, ta vie. Ta naissance.

J’attends la lettre. Je sais qu’elle viendra ce matin. Elle sera large, d’un papier beige vergé, timbré de ce pays où ils ont procédé à l’effacement lent de ton histoire. Elle viendra et portera ton nom entier, rectifié d’une calligraphie sans faille à l’encre bleue. Comme un faire-part de noces de printemps. J’irai d’abord décrocher toutes les autres qui blanchissent au jardin, j’en remplirai mon sac de voyage. Il attend, sur le seuil. Les billets seront dans l’enveloppe. Ma mère est prévenue, elle gardera la maison.

Je sais que, quelque part sur cette terre, tu as poussé ce cri, hier, vers une heure du matin, heure locale. En définitive, tu en es peut-être mort, mais peut-être qu’au contraire il t’a remis en vie.

J’irai vers toi maintenant, au-delà du miroir, je t’ai entendu, je vivrai à l’endroit.

09:45 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (2) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/01/2006

Du doigt et de l'urinoir

Polémique Pierre Pinnoncelli : Le doigt ou l’urinoir

Intéressante polémique autour de Pierre Pinnoncelli, auteur d’happenings de rue depuis les années 60 ( à l’époque où c’était à la mode) et sorte de fils spirituels des dadaïstes et autre oulipien. Bref, ce Monsieur est condamné pour avoir uriné et porté un coup de marteau sur l’urinoir de Marcel Duchamp, intitulé joliment « la fontaine » et ceci dans le but d’en achever l’œuvre.

En fait on trouvera toute la polémique résumée là :

http://www.couchet.org/fred/index.php?2005/11/24/8-pisser...


Ce qui m’intéresse moi, c’est que par ailleurs on peut lire de ci de là que ce fringant plus si jeune homme s’est tranché un doigt en signe de protestation et de soutien à Ingrid de Bétancourt. Et de cela, on ne lit aucune polémique.

Il existe donc des lois pour faire payer le vandalisme artistique en peine de prison et en argent très sonnant et ne trébuchant que pour tomber dans l’escarcelle de l’Etat Français, du centre Baubourg et d’Axa. Mais personne n’a polémiqué sur l’acte de se mutiler par compassion. Ou par volonté artistique signifiante, j’imagine. Si le suicide est un crime dont on ne poursuit jamais l’auteur, qu’en est-il de la mutilation volontaire ? Peut-on impunément s’en prendre à son propre coprs ? Et pourquoi, surtout pourquoi, on parle davantage de cet urinoir que de l’acte atrocement plus endommageant de se couper un doigt. La cause fut-elle juste… Et même la cause étant la plus juste qu’il soit, le résultat de cette protestation très physique n’est pas qu’on en parle davantage , ni mieux. Cela en valait-il vraiment la peine ?

Bref, entre doigt et urinoir, je sais pour ma part lequel des deux événements a le plus touché mon humanité.

http://www.homme-moderne.org/images/actions/pascap/14.html


*
Cela éveille en moi un vieux débat. Il peut être remis en contexte par l'événement qui eut lieu dans les années 90 à Florence, le musée des Offices avait été détruit par un attentat à la bombe posée par la mafiat. des oeuvres ont été ainsi détruites ou fortement endommagées. Je me souviens de mon indignation à l'époque qu'on s'en prenne aux oeuvres artistiques telles que celles conservées au musée des Offices... tout le débat est là : est-il plus "grave" éthiquement de s'en prendre à l'intégrité de l'homme mortel, à la vie courte et quelque fois sans postérité ou aux oeuvres artistiques qui ont traversés les siècles et qui témoignent de ce qui fait que l'homme n'est vraiment pas un animal comme les autres : sa sensibilité, son habilité, sa spiritualité, sa créativité...

Si on me disait : choisi entre le musée des offices ou la vie de ta fille, je n'hésiterais pas une seconde, seul compterait la vie de ma fille. Mais après qu'elle ait été sauvée, sa vie entière pourra-t-elle jamais équivaloire pour l'humanité à ce que représente l'ensemble des oeuvres du musée des Offices?

L'homme existe pour plus que sa simple existence, il est plus complexe qu'une forme de chair de sang et d'esprit, il peut perpétuer, transmettre, transcender le temps.

L'homme, et encore plus peut-être s'il est incroyant, aura besoin de marquer son passage sur la terre: par des enfants, une oeuvre d'esprit ou une oeuvre artistique. Lorsqu'on brûle des livres ou des oeuvres d'art, n'est-ce pas plus ontologiquement notre humanité qu'on brûle?

Un artiste qui oeuvre toute sa vie préférera-t-il mourir plus jeune et passer ses oeuvres à la postérité ou bien mourir vieux au prix de chacune de ses oeuvres détruite à tout jamais? Si c'est un vrai artiste, il choisira la première voie, me semble-t-il...

C'était l'interrogation du jour....


10:05 Publié dans droits humains, foi de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |