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28/03/2016

Parution de Pavane pour une nebbia (Encres Vives, janvier 2016)

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Florence Noël, Pavane pour une nebbia, Encres Vives, coll. Encres blanches n°649, 2015, 16p., 6,10€.

 Œuvre de Pierre Gaudu "ciel ouvert", dessin 50x50 cm, 2013.

 

4e de couverture

Il y a, dans la marche contemplative, une forme de danse codée où chaque merveille du paysage vient comme à la rencontre d’une question du marcheur. Et, lorsqu’il s’élève vers les hauteurs, une initiation où le dehors dialogue avec l’être enfoui sous le devoir des jours. Il y a dans l’aube, une éternité de saveurs et d’émotions où les frontières s’estompent, les voiles se soulèvent de brefs instants et les mondes s’entre-pénètrent.

Nebbia c’est l’aube en langue d’Italie, en lumière du Sud. C’est une aube qui chante pour un marcheur qui danse.

Cette pavane pour une nebbia a été dansée une première fois sur les routes ocreuses du Roussillon. Mais elle s’invite sur toutes les routes où se glissent nos joies.

 

Pour le commander chez Michel Cosem (Encres Vives)

 

05/10/2015

les gens

les gens sont bons dans leurs mines
de perdus ils plantent
trois paroles, deux mains
sur votre bras le temps
d'un cri qui crisse à peine
le temps d'un mort révoqué
d'une semi cascade de rire
le temps de ne pas vous
alourdir bien sûr le temps
de glisser dans votre coeur
une perle des profondeurs

et vous repartez étrangement
malade de leur regard
sans prénom

 

 

11:08 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, florence noël |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

03/08/2014

silentium

 

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lancinance
pointe, talon, ma danse filigrane
grave l’écru - silence
de tes deux mains lissières
déchire ce fin chemin de neige

mon départ
a la couleur d’une jointure
- tes lèvres encloses
sur ce baiser son renoncement –
sa promesse

déplie je te prie
l’origami des arbres
le poids mûr des grappes de prunes
leur poli saisissant
au sfumato ce ciel
où fuit où soif

lancinance
ton écharpe reflue
de souvenirs en exil
ta nuque si nue s’effraie
ensommeillée encore
- ton départ

silence – adouci de voeux
là où se délitent les heures
ensommeillées

viens je te prie
viens laper le miel grenat des ogres
trop aimés
viens déprendre
nos ritournelles de paumes
choyées
dans la rotonde des larmes

vas – puisque

vas en silence
sur la patrie du sel
silence
sur l’ourle des écumes
silence, et dans ma paume
brûlée de gel
silence d’une douleur tenace
qu’allègrement achoppe
ma danse
ton départ

https://www.youtube.com/watch?v=FK-KC2aQpcI