26.11.2009

L'assentiment du soleil

L'assentiment du soleil....

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(Photograhie Pierre Gaudu

Texte Florence Noël)

 Chardon 1

Chardon 2

Chardon 3

 

24.11.2009

Ame de chardon toujours

Ame de chardons toujours....

 

(Photograhie Pierre Gaudu

Texte Florence Noël)

 Chardon 1

Chardon 2

 

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21.11.2009

le palimpseste de la mémoire est indestructible

 

Le palimpseste de la mémoire est indestructible, ce n'est pas moi qui le dit, ni Pierre Ménard, qui anime la revue numérique (textes, images, sons) d'Ici là, mais Charles Baudelaire, dans Visions d’Oxford, in Les Paradis artificiels.

Phrase tiroir, prétexte à se lancer dans une création sur la mémoire, ses traces, ses effacements, ses recommencements.

Parmi de nombreux autres auteurs, photographe, créateurs visuels, j'y contribue pour une nouvelle poétique mettant en scène trois moments de la vie de Mareke et de son amie....

"

Septembre 3, jour feule, vent sud-ouest

 

Là bas, un rideau de pluie enflamme l’air, son épaisseur, sa consistance brunâtre qui stagne, depuis l’aube, sur le lointain des champs. Il ondule, sorte de serpent issu d’une mythologie de Chine, mais d’une Chine sans gloire et sans ancêtres. Ou d’un fantôme de Chine. Ou de son encre, tout simplement. Ca m’hypnotise.

 

Je suis attendue ici, c’est très différent que d’être dans la situation de celle qui attend. Il pourrait y avoir ce quelque chose, dans l’urgence ou qui presse. Mais je suis captivée par l’onde à mi-hauteur entre méandre et menace. Mes bras cuisent à feu vélin, tannés et pelés de sécheresse. Tout l’été stationne avec moi, s’en allant alors que j’arrive. A ma rencontre, la fâcherie d’un ciel en automne, déjà.

 

Mareke apparaît (...)"

pour consulter le Sommaire du numéro :

http://www.publie.net/tnc/spip.php?article256

pour lire les 25 premières pages à feuilleter librement ci-dessus et pour lire la suite du texte et ceux des nombreux autres auteurs téléchargement texte intégral plus fichier audio (48 Mo) proposé à 5,50 euros. sur publie.net.

http://www.calameo.com/books/000006041b6e09c95531d

 

 

19.11.2009

Chardon de Pierre : entre le craquant et le caressant

Un autre extrait de cette collaboration avec Pierre Gaudu, sur sa série de photographies - portraits -de chardons...

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16.11.2009

Les chardons de Pierre

Pierre Gaudu est un artiste peintre qui vit près de Grenoble. (son site)  Il y aurait beaucoup à dire de ses oeuvres abstraites, travaillant sur le mouvement interne et sur une cinématique d'une oeuvre à sa précédente. Il y a toute la série qui s'inscrit dans la quête des couleurs de Delacroix. Aborder son oeuvre par cette série fait réaliser que ses tableaux parlent, d'une matière qui réinvente la forme pour quêter d'une réalité ses impressions et son mouvement.

Il s'agit d'une série d'interprétations libres réalisée en 1994/95 d'après la période orientale de Delacroix, chasses au lion,indienne attaquée par un tigre, fantasia etc...

D'autres oeuvres qui rentrent dans une série en gestation continue, nous ouvrent à l'alpha et l'omega, l'origine et l'évolution, une réflexion sur l'alchimie de l'or et du plomb, sur l'être, le possible, les effets...  Voir chaque semaine les nouvelles oeuvres comme compléter et répondre aux précédentes est comme être initié à un dialogue à la fois intérieur et universel avec le sacré.

Pierre Gaudu est aussi un photographe inspiré. Il tire de la nature des tableaux évocateurs de troubles et d'aspirations intimes. Ses pierres, ses silhouettes, ses chardons nous disent autre chose que la beauté nue d'une pierre, d'une ombre ou d'un chardon. Ils semblent capturés pour ce qu'ils reflètent de notre rapport à la création. Peut-être que le mot création est un mot qui dérangera. Mais finalement nous créons et tout créateur se sait inscrit dans une dynamique plus vaste préexistant. Sans doute est-ce pour cela que ses pierres m'ont inspirées pour le texte "Douze carrés blanc 5".

Sa série des chardons, sera quant à elle bientôt sujet d'une exposition. A la demande de Pierre, j'ai écris quelques petits textes sur mon ressenti face à ces photos où soyeux et piquant se cotoient dans une dialectique de la nature intime de nos quêtes d'amour et de beauté. Souffrance et joie s'y frottent s'y résolvent, s'y enlacent. Observer ces sommités de chardon, se questionner sur l'émotion qu'elles suscitent en nous, nous met en perspective nos propres désirs et nos propres épreuves.

Alors, ce petit partage :

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12.10.2009

douze carrés blancs (4)

Douze carrés blancs (4)


- Ce qu'on dit de la nuit -


c’est le milieu de la nuit
le battant pend au centre juste
de la corolle de bronze
un souffle à peine y tourne

c’est le milieu de la nuit
alors dormir est l’acte juste
dans la corolle de chair
des hommes repus d’oraison

on sait que les visions repeignent
les grands draps stellaires tirés
pour la scénographie biblique
qu’ici seulement le juste reçoit
sans décret ni sentence

mais la bouche est discrète sur ces marques
que la peau translucide émet
parfois
au matin clair et diaphane
le pied n’y tremble

on sait
alors on tait
comme dans tout mystère arrondi
sous le coup d’un caillou
jeté dans l’onde du désir

 

08.10.2009

douze carrés blancs (3)

- Matteus -



il passe de sommeil à éveil d’un simple coup de hanche
juste avant que ne sonne la cloche
- habitude ou impatience -
le bruit de bronze la déglutition élastique
il a déjà ceint ses reins de la corde
à peine est-il dressé ses genoux reviennent à la terre
se souvenir qu’on n’est debout qu’une fois
la main de Dieu saisie
qui vous relève


bien sûr, bien sûr il ne calcule plus rien
- ce temps qui lui reste l’abandon encore -
mais si en fait,
chaque jour son front fouille
le méandre de chaleur dans ses draps secs et rêches
l’amitié courbe d’un matelas
même épais comme le doigt

bien sûr, bien sûr, on le croit réglé
au grain de sable près
-c’est ainsi car la Règle on l’ingère
la mange miette par miette, le silence aidant
nourissant les heures, les tâches, la direction du cœur -
mais si en fait,
chaque matin son nez recrée
l’effluve torréfié d’une tasse très chaude
sur une table rondement luisante

- il n’y a aucun mal, bien sûr,
qui justifie l’austérité –

pourtant chaque matin
il se réveille juste avant
glisse du lit à l’oraison
mange sa règle
avant son pain et son thé identique
à chaque matin
et il sourit

sa mère a dit un jour
- il l’a revue il y a longtemps maintenant –
c’est un mystère pour moi ce sourire
il ne peut venir de toi
comment pourrais-tu toi qui es nu et pauvre et
qui est loin de ceux qui t’aiment

c’est vrai il ne peut venir de lui
c’est pour cela qu’il sourit
d’être traversé d’une joie toute autre
de manger d’un pain tout autre
de laisser parler la mie dans le plus grand silence
d’écrire dans le sillage de ses sandales
un poème d’une seule ligne
parcourant l’arc pur
d’un lever au coucher

 

 

*

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Illustration Blog Land art

http://nature-art.blogspot.com/2009/09/le-refuge-du-vieil...

 

24.08.2009

Carnet d'été - 3 - Plus bas

Voile d'eau et d'or

Ecrire en poésie, c'est descendre. Chaque fois la sédimentation du touffu, du foisonnement, du trop plein. C'est laisser se déposer au fond de l'eau - et nous sommes un récipient de plusieurs mers et de tant d'abysses - les miettes redevenues orpaillages des images du jour.

Accompagner cette filtration, en-deça de la lumière.

Plus bas.

Et là, dans ce mouvement, écarter toutes réminiscences fausses, les formules apprises, tendre à la vérité et à la justesse. Ce travail accompli, il arrive que l'esprit s'abandonne, libéré, sans condition, mais prolifique car réceptif des profondeurs.

Vient le texte enfin. Loin d'un exercice de style. Unique. Renouvelé.

 

04.08.2009

parfois l'été

IMG_0556.JPGParfois l'été, c'est un désert qu'on hisse sur nos épaules, très lourdement plombé de sec, de pas enfouis, de l'égrènement des chapelets de chameaux . L'histoire dans le sable, en ses profondeurs intimes, l'été, c'est la soif intense d'être sans soif, parce qu'hors les feux. Chercher une ombre et l'aborder comme une île déjà grignotée par la mer.

 

 

 

 

*

 

 

 

16.07.2009

Les verdoyants prés liminaire de Pierre Ménard

Ces derniers jours ont été le lieu d'exploration d'autres lieux et notamment du peut-être futile - aux regards des siècles et des âges qui roulent leur bosse sur notre terre - mais néanmoins amusant dans son concept "Twitter" (traduisez "gazouillis", mes oiseaux). Twitter permet de s'abonner à des mini news -impressions, -humeurs alimentées par des personnes de votre choix et lorsqu'il y a choix, il y a nécessairement possibilité d'écrémage, de découverte, etc... Vous pouvez donc suivre des personnes plus ou moins influentes dans leurs domaines de pensée ou de "veille". Vous pouvez aussi voyager de liens proposés en lieux de réflexion ou de contemplation, le tout sous-tendu par une très grande réactivité à ce qui "se passe" sur le Net.

Tout lieu (réseau?) sur le Net fonctionnant avec ses propres règles accueille aussi ses propres groupements spontanés de gens et la récolte -cueillette? - de découvertes ainsi va bon train.

Découvert donc, entre autres merveilles avec lesquelles je vous reviendrai plus tard, Pierre Ménard,qui tient une constellation de sites de qualité sous l'intitulé Liminaire, tout à la fois blog, blog audio, wiki d'écriture en écho, news, lieu de sa propre créativité ou netvibes portail vers ces différents fils consacrés à l'écriture qui se dit, se confronte, s'illustre, se revendique, milite et rêve.

J'ai participé à la dernière consigne postée sur son wiki Marelle, "lieu d'incitation poétique". Et ce fut un plaisir d'être incitée ainsi...

De ce monde de référence, de ces percussions de rencontres, de personnes, de voix, Pierre Ménard est le chef d'orchestre, l'incitateur...

"Pierre Ménard travaille essentiellement sur ordinateur, qu’il utilise comme moyen d'archivage, mais aussi comme instrument de recherche et de composition poétique. L’écriture au défi des nouvelles technologies. Le web est à la fois un lieu d’expansion créative et d’enrichissement potentiel d’expériences de langage, mais c'est également un lieu d’appauvrissement et d’entropie de ces mêmes expériences."

S'il faut tenter de définir le point commun de ces expérimentations, ce qui peut les réunir, c'est peut-être la tentation de faire exister l'écriture, la création par tous les moyens, dans un éclatement permanent de tous les formalismes.
Travailler toujours plus loin dans la rupture, en tentant de débrider nos représentations du réel. S’ouvrir à d’autres champs que la littérature, présenter à travers des procédés générateurs communs au texte, à l'image et au son : donner à voir le travail du langage, à le figurer sur la page, faire entendre le travail du son, donner voix au chapitre, montrer le travail de l'image, à travers la photographie et le cinéma.
Il s'agit de faire surgir, de révéler, ou du moins de laisser soupçonner la possibilité de quelque chose qui sort du vraisemblable qui parvient à s'imposer largement comme la réalité. L'activité qui consiste à mettre en œuvre ce type de procédures, j'ai décidé de l'appeler : PoésieRéalité."

Passants, passantes, je vous invite chaleureusement à visiter ces lieux tous marqués par un goût sûr et une créativité cohérente !

 

MARELLE veut relever le défi d'une création sur internet en y proposant un atelier d'écriture. Pas question d'y apprendre à écrire. C'est plutôt un lieu de création et d'expérimentation ouvert à tous. Une Zone d'Activité Poétiqueà diffusion permanente.

 

MARELLE RADIO Des lectures de textes, des enregistrements, toute l'actualité de la poésie, des inédits d'auteurs, de la poésie sonore, des travaux en cours : Sons, remix et Cie.

 PAGE 48 Une série de lectures de différents livres, mais une seule page, toujours la même, la page 48, comme autant de pages arrachées à ses livres de chevet, ses ouvrages de référence, et d’autant de pages originales.

 

BLOC-NOTES Journal de création, bloc-notes poétique, photographie, critique de livres et lectures versatiles.

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