02.03.2009

je suis Calice et tu es cette lèvre

Coeur - Heart

je suis Calice et tu es cette lèvre
je loge dans l’espace à charge d’avaloir de pas
au cercle des douze ailes
dont les rayons colorient le vide
comme terrassement pour la fête
de ton nom

j’habite tous ces horizons
cousus sur l’interne de mon coeur
éclaboussée de chaque tambourinage
- et son rythme et la valve -
propulsant l’ombre enduite contre l’écorce affamée
de lumières solides

je pense ma chair ses chaleurs
cette brassée de liesses
la parole de toi
je pense d’une largeur d’aisselles à aines

j’habite cette étendue
- spires légères puis denses -
par leurs ventres contorsionnés
par leurs bans de chairs pavides
par tous leurs pores
musent nos noms à venir

je pense ma langue au tendre de mes dents
lanière utile au vent quand souffler
est devenu une manière de déplacer le monde
et de mouvoir la vie en son centre
vers les pôles humides
de nos naissances

18.01.2009

ton tout premier berceau

voici et je demeure dans l’infra parole
là où aucun mot, là où aucun son
estomaquée sous le jet du caillou
dense de te vivre ma douce

tu n’as rien dit, une seconde,
puis toute ta peau a vagi
contre la courbe de mon cou
ton tout premier berceau
ma chair en tremblement de mère
secousse de souffles
pour toi l’expulsée vive
je reste coincé dans un simple
bonjour

depuis,
je demeure à la porte
bouche en suspens car il me faut te boire
pour te croire

on m’a remis des
bans à proclamer
peints à la plume sur de longues écharpes
qu’on tire de mes poches
pour enrouler les tailles des mères,
les épaules d’enfants
et tous parlent
et tous rient
sautillent comme des cabris furieux de montagnes
tant que
des places publiques surgissent sous leurs rondes
tandis que des kiosques grondent cents trompettes
leurs cavalcades ont forgé ton nom dans la terre
réponse au cieux qui s’effrangent
cristal par cristal

tu croîs à demeure sur mon ventre
je mastique le temps
souffle une bulle
demain est hier
aujourd’hui dégèle sur mon seuil

mandorle et nielle

 

et me voila, infra chant, infra verbe
ta trop prolifique vie d’ange
vissée à mon buste, à mes bras de cocagne
à mon regard tes nielles noires
ou suivant de l’oreille
mes concrétions de soupirs
mes quatre mots doux, mes trois chants pour
désoler le mutisme
de mon amour

ta main accroche une sentinelle
à ma clavicule
le lait décharge son impatience
dans mon sein

me voici

04.01.2009

Avant et... après le 2 janvier

Le coeur de l'attente :

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Annaëlle, 2 janvier 2009 :

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