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<title>Panta Rei - dis-moi_ce_que_tu_lis...</title>
<description>Les dits de la clepsydre</description>
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<lastBuildDate>Tue, 29 Dec 2009 13:20:11 +0100</lastBuildDate>
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<title>Enluminaire : Rimbaud encore</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Sun, 09 Aug 2009 15:16:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;J'ai relu les illuminations de Rimbaud. Je dis &quot;relu&quot; car il y avait deux décennies que je n'avais vraiment lu en continu du Rimbaud. Peut-être que je n'avais rien saisi à l'époque, que je n'étais pas prête pour cette langue-là. Emerveillée, mais pas tenue au ventre. Non pas être confrontée à cette perte de repères que le siècle et des années poussières écoulés n'ont pas rendu moins estomaquant... Non, adolescente j'écrivais déjà, davantage peut-être dans cette veine hermétique, langagière, procédant comme une apprentie magicienne, sans peur, sans vouloir &quot;communiquer&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette lecture, cela a rallumé une flamboyance en moi, quelque chose d'impossible à laver quelles qu'en soient les pluies, les vents, les goûts et les dégoûts. Eclaboussures, intailles dans la chair, celle de l'interne, nous voila gants retournés, encore qu'il reste du chemin à faire, c'est poésie incendiaire, d'un feu qui ne brûle que ceux qui en prennent la musique, indomptable, rebondissante...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'étais naïve, hier encore. J'ai cru que l'on avait tellement lu, relu, étiquetté Rimbaud, qu'on l'avait tellement enseigné, posé sur la carte du temps comme un rond point ou un chas d'aiguille que sais-je, bref, qu'on avait tellement eu le temps à force de le citer, de le connaître, de lui &quot;succéder&quot;, de s'en &quot;revendiquer&quot;&amp;nbsp;et de le percer, non pas à jour, mais en harmonie de jour...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais non, personne ne sait, tous savent qu'il y a là la matière d'un &quot;verbe démiurgique&quot;, ais-je même lu, d'un verbe agissant, dirais-je, consciente de la référence johannique, n'en ayant pas peur&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Synchronicités et poésie</title>
<link>http://pantarei.hautetfort.com/archive/2009/03/14/snchronicites-et-poesie.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 10:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;D'après Annick de Souzenelle dont je lis -enfin - le livre &quot;Le symbolisme du corps humain&quot; que j'avais acheté par &quot;hasard&quot; il y a presque quinze ans, il n'y a pas de hasard. Elle s'appuie en cela sur son expérience mystique personnelle et aussi sur Jung:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ce «&amp;nbsp;en même temps&amp;nbsp;» correspond étroitement à la loi de la synchronicité dont parle Jung. Jung aborde ce sujet en s’appuyant en grande partie sur la tradition chinoise, sur le Tao. par cette voie, il dégage la correspondance qui existe entre un archétype et les série des symboles qui lui sont liés, ce qui amène, au plan du manifesté, l’apparition de plusieurs événements convergents comme d’étranges coïncidences aux yeux de l’ignorant qui les met sur le compte du hasard. Qu’est ce que le hasard&amp;nbsp;? Si ce n’est une réalité méconnue&amp;nbsp;: celle des lois ontologiques qui relient le monde des Archétypes à celui du manifesté&amp;nbsp;» Annick de Souzenelle, Le symbolisme du corps humain, page 25.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai fait&amp;nbsp;suffisamment souvent l'expérience de synchronicités dans ma vie pour apprécier la justesse de cette réflexion. Mais depuis quelques mois et particulièrement depuis deux semaines, on peut dire que le faiseau de résonnances symboliques s'intensifie. Je suis donc en train de lire le livre pré-cité. J'en parle un peu &quot;au hasard&quot; à une connaissance chrétienne qui me dit être fan, avoir tous ses livres. Alors qu'à cause de circonstances un peu externes -rangement dans la maison en vue de réceptionner de nouveaux meubles -&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Emmanuelle Urien… Du danger de se poser des questions…</title>
<link>http://pantarei.hautetfort.com/archive/2009/03/08/emmanuelle-urien-du-danger-de-se-poser-des-questions.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Sun, 08 Mar 2009 12:35:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.laprocure.com/cache/couvertures_mini/9782070123568.jpg&quot; alt=&quot;9782070123568.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Roman d’Emmanuelle Urien, tu devrais voir quelqu’un aux éditions Gallimard.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Georges Braque : « Je fuis mon semblable,&lt;br /&gt; dans tout semblable il y a un sosie. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un bon roman est celui dans lequel l’histoire même dévoilée dans sa trame garde tout son potentiel d’intérêt pour le lecteur, parce que sa vérité est plus profondément enfouie. Bien sûr, le style d’Emmanuelle Urien, y est pour beaucoup. Efficace, petites phrases épluchant le fruit du récit détails par détails, avec ce quelque chose de la distance qui relie à l’humour ou à son noir côté, même quand rien n’est vraiment drôle, sinon, l’absurde aigu de la situation. Et en envoi de chaque chapitre, la signature de la nouvelliste : la petite phrase qui ponctue d’une chute provisoire, bien tapée, bien tempérée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sarah, secrétaire médicale, la trentaine séduisante, vit seule avec une passion de Sisyphe : écrire et un jour « réussir »… traduisez « exister ». Bien sûr, elle existe pour sa meilleure amie, Fatiha, et de plus en plus pour son amant Julien qui est prêt à abandonner sa femme, ses trois enfants pour elle… Mais, timide, effacée, elle n’ose pas. Elle existe, utile et même couvée par les trois médecins qui l’emploient. Quant à ses parents, lointaines voix dont son père est la plus distante, ils l’ont mise au monde mais existent-t-ils encore, elle pour eux et eux pour elle ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un jour, comme dans toute bonne histoire, un grain de sable (de folie ?) grippe la mécanique. Janvier surgit. Il&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Grâce : la multiple splendeur</title>
<link>http://pantarei.hautetfort.com/archive/2009/02/28/grace-la-multiple-splendeur.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Sat, 28 Feb 2009 18:00:51 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot;&gt;&lt;param name=&quot;id&quot; value=&quot;iLyROoafJ0He&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;name&quot; value=&quot;iLyROoafJ0He&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;flashVars&quot; value=&quot;language_code=fr&amp;amp;playerKey=9ae796f26a4d&amp;amp;skinKey=8374fbecf1a6&amp;amp;sig=iLyROoafJ0He&amp;amp;autostart=false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;width: 400px;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafJ0He.html&quot;&gt;Grâce 21022001 - La multiple splendeur - Croire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Ces images espèrent inaugurer un autre regard sur la beauté du monde : un regard capable d’admirer son humilité. Admirer ! Le verbe magnifique que nous a donné le poète belge Émile Verhaeren pour orienter la pensée et les rapports entre les hommes&lt;br /&gt; Video du cinéartiste Robert Empain &lt;div&gt;Mots-clés : &lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/search/?q=verhaeren&quot;&gt;verhaeren&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/search/?q=splendeur&quot;&gt;splendeur&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/search/?q=lecture&quot;&gt;lecture&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/search/?q=admiration&quot;&gt;admiration&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/search/?q=robert%20empain&quot;&gt;robert empain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafJ0He.html&quot;&gt;Video&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://mesvideos.croire.com/search/?q=user:robertempain&quot;&gt;robertempain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Recueil d'Eric Dubois à lire sur Cameleo</title>
<link>http://pantarei.hautetfort.com/archive/2009/02/13/recueil-d-eric-dubois-a-lire-sur-cameleo.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 17:30:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;A lire, un court recueil d'Eric Dubois publié sur le réseau social de publications en ligne Cameleo :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.calameo.com/books/000008470e9e9a1fe761c&quot;&gt;http://fr.calameo.com/books/000008470e9e9a1fe761c&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il s'agit d'une médiation hivernale, avec des brins de mots, de phrases, comme deux discours, un proclamé, l'autre murmuré, qui s'entremèlent à chaque paragraphe. Il y a un rythme subtile, intelligent qui crée une connivence dans la contemplation.&lt;/p&gt; 
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<title>Il existe un alphabet du silence</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 10:22:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Ce texte de Roberto Juarroz, dans le recueil &quot;Poésie verticale&quot; traduit de l'espagnol par Roger Meunier, rencontre tout-à-fait mon expérience de la poésie. Le mot, l'énonciation du mot, de ses sons, la verbalisation articulée des mots, littéraires, autres, les animent, les rendent souffle, vie. Il s'agit ici d'un transfert du &quot;Le Verbe s'est fait chair&quot; à notre petite échelle dans l'exercice de la poésie, qui pour certain est un exercice de manifestation. Ecrire ne se fait pas sans lire, ne se fait pas sans énoncer, sans mesurer, de ses propres silences, le pas entre deux mots.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce texte de Juarroz, je devrais l'apprendre par coeur tellement il rencontre et éclaircit mon propre rapport à la texture de chair d'un texte énoncé, par son bas relief, quelques fois, le silence. Le silence aussi est chair. Le silence aussi est texture d'homme. Plus sincèrement même. Il n'y a pas de diction du silence. C'est la respiration même, elle vient du vif en nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Dire un texte, l'animer, c'est le rendre à la vie qui la fait naître.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;184&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le silence qui subsiste entre deux mots&lt;/p&gt; &lt;p&gt;n'est pas silence qui entoure une tête qui tombe,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ni celui qui nimbe la présence de l'arbre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;quand s'éteint l'incendie vespéral du vent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De même chaque voix a un timbre et une hauteur,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;chaque silence a un registre et une profondeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le silence d'un homme est différent de celui d'un autre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et ce n'est pas la même chose de taire un nom et de taire un autre nom.&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Le chêne pansant</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 14:17:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Hier, traversant un parc bruxellois surprenant (le Parc léopold,&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.paluche.org/nature/fr/tou424.htm&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;http://www.paluche.org/nature/fr/tou424.htm&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;aux pieds du &quot;Caprice des Dieux&quot; autrement nommé parlement Européen), je vois soudain un homme mûr s'approcher d'un arbre et poser ses&amp;nbsp;deux paumes à hauteur de tête sur un noeud de l'écorce de ce tronc énorme. Tronc dont seuls trois hommes se donnant les mains pourraient embrasser.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://users.skynet.be/amedefond/Images/ml-mai2003-parc.jpg&quot; alt=&quot;ml-mai2003-parc.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;J'aime les arbres, j'aime le dialogue que nous promet l'écorce, pour autant qu'on s'y arrête, qu'on l'écoute tactilement. Il y a là un secret effleuré, un mystère aussi, certainement. J'aime les légendes d'arbres, leurs symboliques qui parlent de nos pieds et de la résurrection par la terre et la tête, les racines et les cimes. J'ai écris notamment un texte qui s'appelle &quot;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://users.skynet.be/amedefond/souffle/souffleflorence.html&quot;&gt;d'écorce&quot;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt; et un autre &quot;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://users.skynet.be/amedefond/souffle/souffle2.htm&quot;&gt;Arcade des bouleaux&quot;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;sur cette sensation si verticalement vitale que transporte la sève et si fraternellement réconciliante que communiquent ces rides de bois.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;J'aime les histoires d'arbres, la fable du Chêne et du roseau revu par Francis Blanche ( qui dépasse de loin la morale flexible&amp;nbsp;de la Fontaine), le gâteau de réconciliation mangé au pied d'un arbre en pleine nuit par les femmes vivantes et décédées d'une même famille dans &quot;Tobie des marais&quot; de Sylvie Germain (un livre au symbolisme fondateur de merveilles&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-BE&quot; lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cathjack.ch/auteurscoupdecoeur/auteursylviegermain.htm&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;http://www.cathjack.ch/auteurscoupdecoeur/auteursylviegermain.htm&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;) ou l'histoire libanaise des trois arbres réécrite par Gabriel Ringlet (parlant des trois vies de l'arbre et initiant à une spiritualité irriguée&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.mollat.com/livres/gabriel-ringlet-daniella-les-arbres-9782712209445.aspx&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;http://www.mollat.com/livres/gabriel-ringlet-daniella-les-arbres-9782712209445.aspx&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;). Je suis souvent happée par le souvenir vivant de la lecture de Christian Charrière et de sa&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Voyant, sorcier ou prophète</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 14:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;La poésie, et j’entends par là aussi l’existence et la réalité […] Qu’est-ce donc pour nous la poésie – cri, prière, acte magique ? Qu’importe ! Que celui pour lequel elle est cri, crie ! Qu’il prie, celui pour lequel elle est prière ! Et qu’il se fasse sorcier, voyant ou prophète, celui qui y voit un acte magique ! Mais avant tout, que le poète ose ! Qu’il descende des catégories de sa pensée, dans les catégories de sa propre vie&quot;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Benjamin Fondane&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; dont je suis en train de lire le magnifique &quot;Le mal des fantômes&quot; qui rassemble 5 recueils qu'il écrivit en français, édité aux éditions Verdier, en 2006.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Né en roumanie, d'une famille juive, émmigré en france, philisophe, dramturge et poète d'avant guerre dans les milieux parisiens, il meurt en 44 dans un camp de concentration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sa vie, résumée sur le site Poezibao, me devient un mystère peu à peu. Sa langue véhicule une telle force, une telle spiritualité habitée, une modernité au-delà des carcans religieux, mais qu'elle féconde cependant malgré la grande ombre de la Mort Majuscule de ces années terribles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.alliancefr.com/culture/coupdecoeur/fondane.html&quot;&gt;Pour lire un magnifique texte de lui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fondane.org/&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Pour en savoir plus, la fondation Benjamin Fondane&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://cief.elte.hu/Espace_recherche/Budapest/REF9_articles/13CAPUSAN.PDF&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Une étude sur son oeuvre, en ligne&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://temporel.fr/Benjamen-Fondane-par-Claude-Vigee&quot;&gt;Une autre, de Claude Vigée&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/2007/01/16/benjamin_fondane_par_patrice_beray&quot;&gt;&amp;nbsp;entretien de Patrice bray par Dominique Autié à propos de son essai sur l'oeuvre poétique de Benjamin Fondane&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous pouvez aussi écouter en Real Audio sur Alliance &lt;a href=&quot;http://www.alliancefr.com/culture/fondane/fondane.html&quot;&gt;Benjamin Fondane&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui m'étonne, disais-je, c'est deux trois choses que&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Psaume de Guy Goffette, l'adieu aux lisières</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 11:03:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Guy Goffette est un poète belge, plus connu en France depuis la publication d'un premier, puis d'un second roman (&quot;Un été autour du cou&quot;, puis &quot;une enfance lingère&quot; ) d'une écriture intinsèquement poétique et ancrée dans l'enfance. Je viens de commencer un de ses derniers recueils et je me suis repris dans le coeur, les entrailles et la tête cette évidence qui m'avait déjà frappée auparavant: c'est un des plus grands poètes francophones contemporains. Il a cette science intime du rythme, cette clareté dans les propos, tout en côtoyant sans peur des zones mystérieuses, nocturnes ou obscures où le verbe soudain s'écarte d'un chemin droit et limpide pour inviter ce qui sommeille d'indistinct et de si terreusement élucidant en nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les perles de ce recueil, &quot;L'adieu aux lisières&quot;, il y a un texte qui m'a, comme on dit, &quot;fait sortir les larmes&quot; et c'est vrai, puisque je le dis, sans fioritures. Il ne vous parlera peut-être pas, mais moi, il&amp;nbsp;m'ouvre, comme une clé, comme, plus loin, dans son &quot;Eloge pour une cuisine de province&quot;,&amp;nbsp; un&amp;nbsp;texte qui&amp;nbsp;apparaissait au détour d'&amp;nbsp;&quot;&lt;a href=&quot;http://www.smerillo.com/smerilliana/numero_2/numero_2-2_Goffette.htm&quot;&gt;un peu d'or dans la boue&quot;&lt;/a&gt; et auquel je répondis par un texte &quot;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://users.skynet.be/amedefond/don/nuit.htm&quot;&gt;Dites que la nuit reste ouverte&quot;.&lt;/a&gt; Il a d'ailleurs ce même rythme, et peut-être que les deux textes se répondent, dialogue à tant d'années d'intervalle, on ne peut pas savoir, comme on dit par chez moi. On peut tout juste avancer, les yeux débandés d'ombres, &amp;nbsp;les mains en palpation du vide qui hante le ventre&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Notes de lecture : Le nuage immobile, Jean-Pierre Nicol</title>
<link>http://pantarei.hautetfort.com/archive/2007/05/23/notes-de-lecture-le-nuage-immobile-jean-pierre-nicol.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (clepsydre)</author>
<category>Dis-moi ce que tu lis...</category>
<pubDate>Wed, 23 May 2007 10:25:00 +0200</pubDate>
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Notes de lecture (foire du livre de Bruxelles, février 2007)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Le nuage immobile, Jean-Pierre Nicol, éditions Rétroviseur, 2004&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jean-Pierre Nicol, membre du comité de rédaction du magazine poésie Rétroviseur, breuvage périodique qui a fêté pourtant ses vingt ans d’âge en 2004, Jean-Pierre Nicol donc, est un insatiable discoureur, malgré cet air de vouloir s’effacer derrière chacun des mots qu’il vous dit, et pour cause, ce sont ceux des autres, ceux d’autres éditeurs, ceux d’autres auteurs, ceux d’autres poètes. Après deux heures passionnantes passées en sa compagnie, et nombre de recueils déjà prêt à emporter, je du lui faire violence pour lui acheter un livret et une dédicace crayonnée à la mine de plomb « entre effacement et transparence »… tout un programme donc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’homme donc est extrêmement convivial et attachant, à la démesure de son humilité. Son recueil se divise en deux partie, la première, en pleine veine SROC – mais du très bon SROC évidemment – et en attouchement érotique clair-obscur pour la seconde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;&lt;strong&gt;« Chaque poète est un sursaut du monde rêvé… »&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’œil et le cœur achoppent de très beaux passages dans cette première partie, qui s’anime comme au centre d’une contemplation, avec une économie de métaphores émotionnelles, mais ouvrant sans cesse vers cette recherche par, ou malgré, le silence, d’un cheminement de l’homme. En peu de mots, comme toujours, cet extrait évoquera toute la démarche :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;« Jour après jour&lt;br /&gt; s’enfoncer au cœur du poème&lt;br /&gt; plus profond&lt;br /&gt; vers la pierre exacte&lt;br /&gt; du silence »&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; Mais au-delà de&amp;#8230;
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