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06/11/2008

"...Parfois je me dis qu'il y a tellement de beauté dans le monde, que c'en est insoutenable..."

  

"... Je sentais cette force incroyablement bienveillante qui me disait qu'il n'y a aucune raison d'avoir peur. Jamais."

"...Parfois je me dis qu'il y a tellement de beauté dans le monde, que c'en est insoutenable. Et mon coeur, est sur le point de s'abandonner"

[American Beauty]

Je me trouve parfois, presque depuis toujours, de plus en plus souvent, en train de danser avec ce sac en plastique, matière négligeable, nuisible, dans le vent, abandonnée à ce flux et reflux, à la fois calme et joyeux, qui m'initie à cette beauté du monde.

Comme ces odeurs d'échappement qui collent au bitume humide dans les petits matins d'hiver, comme ces goûts artificiels de bonbons qui réveillent la mémoire de notre enfance, comme ces objets quotidiens, vils parfois, souvent sans charme qui accrochent la lumière et la font demeurer.

Devenir de plus en plus attentif, dans l'entre-deux des habitudes, dans le bas côtés des principes, la vie suit la flèche presqu'invisible des failles dans les façades de nos apparences proprettes. La vie qui danse, et nous invite à danser sans plus de peur qu'un sachet qui s'abandonne à la grâce première du vent et par cet acte, rend visible le souffle invisible. Ces choses-là qui précèdent, fondent, accompagnent, justifient, nourrissent et suivent l'acte d'écrire en poésie.

 Peu de scènes de cinéma sortent à ce point du contexte de leur histoire pour universaliser une notion. Cette scène se suffit à elle-même et pourtant elle est aussi la clé des développements précédants et suivants de ce film, ainsi que de l'ensemble des personnages. Preuve de son extraterritorialité, de sa raison extérieure et non relative.

Cette scène est ce que j'ai trouvé de plus approchant à ce qu'est, par la contemplation puis la projection vivante dans la danse, de la voie mystique. Et sa joie et sa simple beauté. 

 

 

Lire aussi ( in english)

23/01/2006

Good Night and Good Luck : un grand film

je m'étais dit que j'allais profiter de ce blog pour jeter ça et là des textes et finalement, ce qui me vient en ce moment, c'est le cinéma ;-)

Voici donc mon impression de "Good Night and Good Luck" de Georges Clooney.

C'est un film excellent, pourtant sur un sujet assez austère, le mac carthisme des années 50. Tourné entièrement en noir et blanc ce qui permet d'insérer de véritables auditions de témoins et d'interventions du sénateur Mac Carthy dans les extraits télévisés. La prouesse de ce film tient en deux choses : la magnifique interprétation de l'acteur principal, David Strathairn (inoubliable) et de l'ensemble de l'équipe de journalistes, d'une part. Et la manière de filmer de Georges Clooney : avec des plans resserrés sur les visages, leurs tensions, le langage des corps, on vit de l'intérieur la suite des événements, les émissions d'investigation et d'opinion de Murrow en riposte aux attaques du sénateur, jusqu'au dénouement final favorable à un retour du droit. C'est vécu au plus près des personnages, de leur prise de risque, de leur conviction. Et le plus beau, c'est ce qui transcende le film: Clooney y fait passer un message pour le présent : l'information , la télévision ne peut se satisfaire d'aller dans le sens des sponsors, de ceux qui paient et de ceux qui ne veulent pas savoir. Mais il faut du courage et aller à contre-courant. C'est aussi un belle mise en abîme au regard d'une Amérique qui vient de reconduire le "Patriot Act"...

Voir aussi cette critique de Mimi http://cinemilie.hautetfort.com/archive/2006/01/08/good-night-and-good-luck.html

Bref... un film intelligent, ce qui est rare et qui donne l'impression de résister, ce qui est aussi rare. Et la révélation d'un grand cinaste en la personne de Georges Clooney.

Clepsydre

16:00 Publié dans Ciné et moi | Lien permanent | Commentaires (12) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

La première goutte

Premier jour, première note. Puisqu'il s'agit des dits de la clepsydre, je ne vais pas me formaliser. Il ne s'agit que d'une goutte, la première qui tombe dans ce métronome du temps. Comme cadeau d'arrivée dans la blogosphère, une liste de films pour moi culte. Une liste à amplifier certainement. Mais comme les affiches en sont pour la plupart très belles, je la garde pour l'instant en frise sur le côté.

La plupart de la liste est commenté.

Je reviendrai d'autre sjours avec une réflexion, un mot, une envie de texte, une image, un instantaée une permaence dans l'impermanence du temps qui passe mais qui nous rassemble peut-être plus qu'il nous disperse.

Clepsydre...

 

15:20 Publié dans Ciné et moi | Lien permanent | Commentaires (0) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |