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26/08/2009

Carnet - Lire au hasard

Lire au hasard. Ouvrir un livre qui traîne se laisser absorber. un nouveau style. Etre absorbé dès les premières lignes. Alors que l'on ouvrait le livre par désoeuvrement ou par curiosité dépouillée de toute quête.

Mais le livre vous tend ses premières lignes, à suivre. Vous suivez. Le livre ne vous appartient pas - Le grand jardin de Francis Dannemarck - vous l'avez pris en main avec critique car un livre précédemment lu de lui - L'homme de septembre - ne vous avait pas convaincue. Pour autant qu'un livre soit écrit pour convaincre.

Le livre ne vous appartient pas mais ses mots sont inscrits en vous - le début d'une histoire - phrases brèves, entrées en matière pûres et évocatrices - vous lirez la suite - car les mots vous possèdent.

Déjà.

 

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21:58 Publié dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : litterature, francis dannemarck, lire, lecture |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/08/2009

Carnet d'été - 3 - Plus bas

Voile d'eau et d'or

Ecrire en poésie, c'est descendre. Chaque fois la sédimentation du touffu, du foisonnement, du trop plein. C'est laisser se déposer au fond de l'eau - et nous sommes un récipient de plusieurs mers et de tant d'abysses - les miettes redevenues orpaillages des images du jour.

Accompagner cette filtration, en-deça de la lumière.

Plus bas.

Et là, dans ce mouvement, écarter toutes réminiscences fausses, les formules apprises, tendre à la vérité et à la justesse. Ce travail accompli, il arrive que l'esprit s'abandonne, libéré, sans condition, mais prolifique car réceptif des profondeurs.

Vient le texte enfin. Loin d'un exercice de style. Unique. Renouvelé.

 

17:27 Publié dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature, poésie, écrire, lumière, mers intérieures |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

06/08/2009

Carnet d'été - 2

 Un criquet stridule dans une chaleur telle que les rideaux désespèrent d'onduler, brisant la nuit, la fenêtre grand ouverte. Je me colle à la lampe de chevet, la peau enduite de lait de citronelle - pourvu que les moustiques aient la flemme, eux aussi.

22:57 Publié dans Carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chaleur, moustique, littérature |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |