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19/11/2009

Chardon de Pierre : entre le craquant et le caressant

Un autre extrait de cette collaboration avec Pierre Gaudu, sur sa série de photographies - portraits -de chardons...

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16/11/2009

Les chardons de Pierre

Pierre Gaudu est un artiste peintre qui vit près de Grenoble. (son site)  Il y aurait beaucoup à dire de ses oeuvres abstraites, travaillant sur le mouvement interne et sur une cinématique d'une oeuvre à sa précédente. Il y a toute la série qui s'inscrit dans la quête des couleurs de Delacroix. Aborder son oeuvre par cette série fait réaliser que ses tableaux parlent, d'une matière qui réinvente la forme pour quêter d'une réalité ses impressions et son mouvement.

Il s'agit d'une série d'interprétations libres réalisée en 1994/95 d'après la période orientale de Delacroix, chasses au lion,indienne attaquée par un tigre, fantasia etc...

D'autres oeuvres qui rentrent dans une série en gestation continue, nous ouvrent à l'alpha et l'omega, l'origine et l'évolution, une réflexion sur l'alchimie de l'or et du plomb, sur l'être, le possible, les effets...  Voir chaque semaine les nouvelles oeuvres comme compléter et répondre aux précédentes est comme être initié à un dialogue à la fois intérieur et universel avec le sacré.

Pierre Gaudu est aussi un photographe inspiré. Il tire de la nature des tableaux évocateurs de troubles et d'aspirations intimes. Ses pierres, ses silhouettes, ses chardons nous disent autre chose que la beauté nue d'une pierre, d'une ombre ou d'un chardon. Ils semblent capturés pour ce qu'ils reflètent de notre rapport à la création. Peut-être que le mot création est un mot qui dérangera. Mais finalement nous créons et tout créateur se sait inscrit dans une dynamique plus vaste préexistant. Sans doute est-ce pour cela que ses pierres m'ont inspirées pour le texte "Douze carrés blanc 5".

Sa série des chardons, sera quant à elle bientôt sujet d'une exposition. A la demande de Pierre, j'ai écris quelques petits textes sur mon ressenti face à ces photos où soyeux et piquant se cotoient dans une dialectique de la nature intime de nos quêtes d'amour et de beauté. Souffrance et joie s'y frottent s'y résolvent, s'y enlacent. Observer ces sommités de chardon, se questionner sur l'émotion qu'elles suscitent en nous, nous met en perspective nos propres désirs et nos propres épreuves.

Alors, ce petit partage :

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12/10/2009

douze carrés blancs (4)

Douze carrés blancs (4)


- Ce qu'on dit de la nuit -


c’est le milieu de la nuit
le battant pend au centre juste
de la corolle de bronze
un souffle à peine y tourne

c’est le milieu de la nuit
alors dormir est l’acte juste
dans la corolle de chair
des hommes repus d’oraison

on sait que les visions repeignent
les grands draps stellaires tirés
pour la scénographie biblique
qu’ici seulement le juste reçoit
sans décret ni sentence

mais la bouche est discrète sur ces marques
que la peau translucide émet
parfois
au matin clair et diaphane
le pied n’y tremble

on sait
alors on tait
comme dans tout mystère arrondi
sous le coup d’un caillou
jeté dans l’onde du désir

 

16:40 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : litterature, poésie, moines, désert, nuit, visions, désirs |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |