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12/03/2010

Champagne ! Naissance de la revue Diptyque

Chers amis et passants en ces lieux.


je fus rare ces derniers temps et pour cause, j'étais toute engoncée dans la mise en oeuvre d'un des projets qui me tient particulièrement à coeur depuis quelques temps et dont voici l'annonce de départ.

Je vous publie ici l'avis de conception de la revue Diptyque qui paraîtra deux fois l'an, en une thématique explorée sur deux versants.
Pour 2010 #1: "La part de l'ombre" et #2 : "Lumière intérieure"

Ecrivains, poètes, artistes, photographes sont appelés à soumettre des créations qui cadrent avec ces thématiques.

La revue sera papier avec un pendant numérique, que j'expliquerai plus avant prochainement sur le blog de la revue : http://diptyque.wordpress.com

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Je vous informerai aussi des conditions d'abonnement.

Je serai aidée dans ma tâche par  Jean-Pierre Leclercq photographe et Xavière Remacle. Nous constituerons à différents niveaux le comité éditorial.

Mais cessons là mes bavardages, et n'hésitez pas à feuilleter le blog de la revue, à soumettre vos textes, à partager l'info autour de vous,


A moultes grant joie , A moultes grant feste ! Et levons nos verres à cet événement !


Florence Noël

22/02/2010

Branche d'acacia brassée par le vent (mouvement 6 : Largo)

Sixième de 8 mouvements écrits sur une série photographique de Pierre Gaudu "branche d'acacia brassée par le vent"



Branche d'acacia brassée par le vent. Photographie Pierre Gaudu :
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Sixième mouvement : Largo



viendra l’heure de t’ouvrir ce jardin, il nous ouvrira, tendus le regard extasié, mydriase puis délice, l’heure où nous jardinerons le corps mat des sentes, les méandres surtout, les appuis pour les boues renouées
viendra l’offrande à l’ouverture, contre la déliquescence apprêtée des ténèbres, l’adieu cendreux des orées et ce mystérieux mystère des houilles blanchies de roses ou de leur fantôme de rosée
viendra le voile tiré sur l’ecchymose d’une nuit – la première – le ventre né du grand azur, l’aube dit-on et son cortège d’oiseaux crachés sur les visages, viendra l’heure

où tu t’évaseras,
où mon écueil dans ton accueil,
où l’ample bras
lavera toutes mes saisons d’énigmes
où muserons les ramées
écorces nues au matin
d’un fût tremblé

souffle vierge et vaste il nous fendra, bogues abouchées, brossés de brous, d’une seule étreinte,
si révélant, à la ravaude, d’embruns brasiers filtrant l’ébriété nouvelle des branches
et revenus nous étrennerons nos neuves mains sur nos aplats de muscles puis sur ces épaules dévastées d’ailes

si pâles sous l’or
une feuille pour langue
une branche pour membre
un ébrouement pour qu’y
surgisse le feu tremblé

21/02/2010

Quel est le poids de l'ombre

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"Tombée des nues" Photographie, Pierre Gaudu

 

 

pas un doigt d’arbre que la neige
n’épuise
viatique d’un désert
où l’immobilité rumine

quel est le poids de l’ombre
à qui meurt et comment
dire la rage lente des feuilles
pour déchirer leur pulpe?

un pinson fore l’heure blanche
et noire des photos
qu’on prend fouillant l’haleine
les lèvres à même la vitre

rousse
la volute quand s’envole
l’oiseau brusque du
mystère :
le mouvement qu’il dévide
étire la béance
entre l’œil et le cœur

 

13:31 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : florence noël, neige, poésie, littérature, ombre |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |