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13/11/2008

C'est une ville

urban roots and wings

c’est une ville

si claire parmi ses reflets

une caravelle brique bleue et grise

suspendue sur l’air

illustrée tant et tant par les vents

cardinaux

 

l’eau toujours

y signe quelques passages

de monstres nyctalopes

rendus espiègles

ou d’humeurs buveuses de groupes

en quête de fêtes

 

c’est une ville

où les oiseaux ne dorment jamais

s’appellent de toits en toits

pépient de nuit parce que l’aube

ici

doit être la demeure d’un silence repus

 

c’est une ville extensible

aux ventres gros de moteurs

éteints

et de livres anciens

pour fantômes futurs

 

une ville mue depuis des siècles

mais aux pavés encore jeunes

battus de semelles

à peine adultes

 

une ville que je respire

autant que ma peau

où une prophétie

affirme que je suis née

silhouette en marche

tremblée

de flaque

en lac

 

Louvain-La-Neuve. Patte (2)

00:33 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, louvain-la-neuve |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/11/2008

Le matin du huitième jour

Rest in peace - Le matin du huitième jour

Huppaye - Brabant Wallon - Belgique

Le matin du huitième jour

 

Lascif agenouillement, le matin s'épuise dans ton regard
Tu hoches, étonnée, tes mains de piètre terre
Maints gestes sanglotent à la lisère du marbre
Et tu verses ton âme, balancement métronome

La chevelure enrubanne ton visage
Elle est comme la pourpre
Toute ta chair célèbre son rugissement roux
Esquisse le ployé
De ton cou
Là la rose vient cueillir sa part d'ascension

Tes yeux s'exclament d'eau surprise
Un Roi est enchaîné à tes boucles
à l'émiettement de tes iris
aux doigts scellés
sur ta robe étroite
Et ton buste soutient une profusion d'astres

Les folets viennent manger dans tes paumes
où se fanent
les dernières brindilles des voies lactées
l'ourlé frisonnant d'un grésillement de lave
la caresse emportée.

Les pas de l'an démis rattrapent tes pas présents
Mais ta marche rend gravide
le liseron de marbre

Deux enfants délestent leurs cartables à lumière
sur les trottoirs rougeoyants
jonchés de pommes
Loin dans leur jeu, ils n'entendent pas bien
le répons
quand tu muses le souffle cuivre
des anges
garé en double ciel



users.skynet.be/amedefond/don/huitieme.htm

17:09 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, poésie, le don de simple vue, 2 novembre, cimetière |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

30/10/2008

hors des bordées de lumières

aube grise


il me faudra t'apprendre
hors des bordées de lumières
que tu me jetais
à rompre haut et feu
voir dedans être dehors
la nuée opaque
le ciel bouché, les pluies crachées
les chemins au soir sans ta danse
guidant le volant de l'auto

énoncée mes lèvres
elles qui reviennent aux initiales
de ton nom d'or

trembler – je ne frissonnerai pas- de prodigalité
sans plus voir la main de l'offrande
son ocre qui incise mes poumons

la nuit pour moi est devenue un voile
à soulever doucement
mon seul désir
y plante sa tente

ma nuit voyante remuante rumeur
amour où tu t'enroules
comme au jour
soleil empreint sur mes paupières
.

16:19 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : amour, lui, ténèbre, lumière, voyante |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |