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15/05/2014

la pratique de la liberté

(ceci n'est pas de la poésie)

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mises à l’équerre  nos âmes rabattues

atomisées   épuisées   désherbées

âme       rebelle     au lieu-dit

seulement

 

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13/04/2013

un si long hiver

 

 

l'hiver patiemment désosse la chair du vif

ne laisse que

la nervure pacifiée

 

ne lace que

la fragilité

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29/08/2012

Entre mes Meuse et Sambre natales

 * un clic sur l'image, elle s'agrandit...

 

 

D'enfance...

 

 

 

 

Namur, Sambre et Meuse

 

 

 

j’avais une ombre
dans l’aumônière
ou quintette d'osselets
un jeu je pense
et comme souvenance
carré de femmes pour y modeler leurs nuques
penchées sous l’eau d’amande

 



 

j’avais un puits et cent fleurs à jeter
dans un jardin humé puis étanché
comme pétale on ne dit rien des courses
lente de feu et d’écheveaux venteux
dénoué quand l’ennui s’épuise
dans l'allègre

 



 

j’avais un rire, un rien, une escarmouche
de poussière
l’œuf à peine éclos de la jouissance
entre mes Sambre et Meuse d’enfance
ma ville aux deux rivières
sous les sabots des quatre cavaliers




 

j’avais à boire, souvent
des quenelles de résines
à sucer quand l’air manquait au venir
sous la torpeur muette
de l’attente

 



 

toi, tu jouais de fines pantomimes
des scénettes dont on suivait les fils
à t’aimer on rencontrait Dédale
Icare sombrait pur et nu
dans l’eau savonneuse
d’un débarbouillage de joie

 



 

j’avais à tendre, comme on s’érige entier
j’avais à créer le milieu du désir
le souffle cuisiné longtemps
sous le menton d’aventures menues
comme la goutte qui goutte
et roule
la longueur d’un cou fléchi
sous le soleil

 

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