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30/11/2008

Internet et Noël : oui, c'est possible !

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http://www.monbeausapin.org/pnlope_bagieu/

Envie de faire une bonne action via Internet? Penelope Bagieu vous invite à visiter son site où des dessinateurs de BD publient une planche à propos de Noël.

Au départ, les simples visites devaient amener le sponsor à verser 15.000 euros de don à la Croix Rouge Française pour les personnes démunies si le total de 100.000 visites étaient atteint d'ici NOËL.

En une semaine, par le blog à oreille, le nombre de visiteurs est déjà atteint.

Alors, le pas suivant, c'est que ces visiteurs peuvent retourner sur le site, faire un micro-don à la Croix rouge (à partir de 1 euro). Si 100.000 visiteurs le font d'ici Noël, cela fera 100.000 euros en plus pour les personnes démunies.

Faites passer l'info. Les paiements sont soit par chèque, soit en ligne, via le site de la Croix Rouge donc tout-fait sécurisé !

Surfez éthique et si vous avez des enfants, c'est l'occasion de leur faire voir un autre aspect d'Internet !

 

 

 

31/07/2008

In the Death Car

In the Death car....

 

Je n'avais pas encore lu "La question humaine" de François Emmanuel, moi qui suis férue de cet auteur. Mum, avec qui je partage  bon nombre de mes goûts de lecture (et de musique), me l'a donc passé la semaine dernière. Il n'a fallu qu'un jour pour pénétrer dans la lecture, pour la traverser et pour ne plus jamais en sortir. Ce livre de François Emmanuel tranche avec d'autres de lui par certains partis-pris du style . Ici tout est à l'efficace, phrases courtes, peu de redites, peu de disgressions oniriques, de ces "à-côtés" qui nourrissent la profondeur d'autres de ses récits. Pourtant, et c'est indubitablement dû au propos, la profondeur de ce récit est insondable. On franchit la margelle d'un puits où se décomposent les cadavres de l'Histoire et plus précisément ceux de la guerre 40-45 et de certaines méthodes d'extermination des juifs et on n'en ressort jamais vraiment.

 Le génie de ce livre, c'est le biais par lequel cette question est traitée. La responsabilité qui incombent aux hommes de pouvoir et l'utilisation qui est promue par eux du langage, sa perversion pour "traiter" toute question. A la "question juive" de la guerre, s'oppose ici, dans une violence feutrée de la gestion des resources humaines d'une entrepise franco-allemande, la "question humaine". Le narrateur, psychologue du travail, enquête presque malgré lui, puis poussé par une curisoité qui le met en danger son non questionnement personnel,  dans le fouilli des passés fusionnés par le hasard de similitudes de noms.

 Au centre du récit, qui lève le voile sur la folie rampante de la responsabilité collective assumée soudain individuellement, un texte historique, semble-t-il, évoquant dans un langage propre, technique et sans taches, l'horreur de camions de la mort, où le gaz d'échappement redirigé dans la zone de "chargement" sert, durant des trajets vers une mine, à contribuer à l'extermination des juifs. On sait aussi que ce procédé avait été testé en premier lieu sur les déficients mentaux allemands. Cette description de Death Car atteint son paroxysme dans la scrupuleuse recherche d'efficacité technique à évacuer toutes les souillures produites par le "chargement" durant son agonie. Souillure qui abîment le véhicule et son stystème de mort. Il faut rationaliser les coûts, améliorer l'engin. Le langage devient une arme terrifiante là au service de la machine de mort nazie, autrement, d'une manière plus convenable, mais pourtant éthiquement discutable, au service des entreprises qui manient alors de la chair à production, fusion, restructuration,... dans une vision de déresponsabilisation individuelle.

*

Me vient aussi, cette image des Death Car chinoises. Chine dont on a tant décrié la gestion des droits de l'homme au Tibet, oubliant si vite que le pire de ce régime n'est pas discriminatoire et que les chinois non tibétains, eux aussi subissent parmi les plus graves violations des droits humains : enfermement sans procès, peine de mort pour une 70aine de délits dont économiques, censure de toute presse, internet, répression des opinions, de la liberté d'expression, répression des activistes. On parle ici, certe d'un pays très porteur économiquement, mais surtout du cinquième de la population mondiale.

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Je suis tombée sur une image de "Death car" chinoise, utilisée depuis deux ou trois ans pour exécuter avec des cockatil létaux les condamnés à mort chinois. C'est économique car ils sont exécutés localement, c'est propre, plus que la balle à l'arrière de la tête, visiblement (encore que certains avocats estiment que le prisonnier devant garder la bouche ouverte pour limiter les dégats sur son visage, ça n'est pas un argument), et c'est "humain" semblerait-il...

 Extraits choisis  (traduits d'une article en anglais):

 "Les fabricants des fourgons de la mort disent que les véhicules et les injections sont une alternative civilisée au peloton d'exécution, finissant la vie du condamnée plus rapidement, médicalement et sans risque. Le passage des coups de fusil aux injections est un signe de  ce que "la Chine favorise les droits de l'homme maintenant" ; dit Kang Zhongwen, qui a conçu le fourgon de la mort d'automobile de Jinguan en lequel "Devil" Zhang a fait son tour final. "

 "Les fabricants des fourgons de la mort disent qu'ils épargnent l'argent pour les localités pauvres qui devraient autrement payer pour construire des équipements d'exécution dans les prisons ou les bâtiments judiciaires. Les fourgons s'assurent que des prisonniers condamnés à mort peuvent être exécutés localement, plus près des communautés où ils ont violé la loi. Cela "décourage d'autres du crime de engagement et a plus d'impact que des exécutions effectuées ailleurs", indique Kang .

 "Avec les fourgons de la mort, la compagnie fait également les limousines à l'épreuve des balles pour les pays riches et des camions blindés pour des banques.  La  brochure glacée du van de la mort "JinGuan"est imprimé en Chinois en anglais. De l'extérieur, les fourgons ressemblent aux véhicules de police vus quotidiennement sur les routes de Chine. "

 "Je suis surtout fier du lit. C'est très humanitaire, comme une ambulance, " indique Kang . Il indique la civière actionnée par l'électricité en métal qui glisse dehors sur un plan incliné. "

Ca permet aussi de prélever les organes des condamnés pour faire du trafic qui profite aux polices locales. Enfin, c'est nié, mais il y a des indications certaines de telles pratiques.

Je rappelle, au cas où certains seraient sensibles à ces artifices de langage, ces paravents cyniques, que la peine de mort n'a aucune influence sur la baisse de la criminalité. Elle n'est en rien dissuasive, elle est le fait d'un Etat qui par des moyent techniques et de plus en plus souvent, une apparente médicalisation, essaye de déresponsabiliser la chaîne humaine qui conduit à cette exécution. Une nation qui exécute, se rend coupable, non pas en tant que personne "morale" mais en tant que somme de ressortissants physiques, d'un crime. D'un meurtre. 

Dans quelques jours, s'ouvrira ce magnifique événement mondial que sont les jeux olympiques. Ils se tiennent en Chine. Tout le monde le sait. L'argument du CIO en 2001 était que la Chine aurait ainsi une pression internationale pour accompagner son évolution économique d'une réelle ouverture au monde et aux droits de l'homme. Il semble à présent évident, et le resserrement de la censure en est la preuve la plus évidente, que la Chine a au contraire intensifié ses exactions pour montrer un paysage propre, sans drogués (soignés "de force") sans pollution ni saleté ("nettoyée de force"), sans pluralité (les activistes étant plus que jamais poursuivis).

Peut-être que montrer l'exemple de futurs Jeux dans une nation qui essaye réellement de respecter les droits de l'homme, serait la prochaine fois l'occasion d'une vraie fête du sport et non d'une terrible compromission internationale avec un langage autoritaire, dictatorial. Beaucoup ont confondu l'ouverture à l'économie de marché, le capitalisme permis dans un monde originellement communiste avec une "ouverture aux valeurs occidentales". Mais franchement, en terme de valeurs, le capitalisme n'est pas ce qu'on a fait de mieux et je préfère toujours les droits de l'homme comme porte d'entrée éthique.

La Chine en débat, en anglais vous attend

 

Sinon, rappelons-nous d'étudier l"'instant de notre propre rutpure" avec l'autorité, celle où nous devenons résistant.

 

I Comme ICare:

04/06/2008

Citation

"Il est long, le temps de l’amour. Il reste enroulé neuf fois infini dans le creux du monde avant de pouvoir sortir au jour, tout à fait bien grandi. Il est long et difficile parfois, mais c’est un temps de grâce."

Alina Reyes sur son blog spirit (fournisseur choisi certainement pour son nom évocateur)

Coeurs de Marie, coeurs de Jeanette

Quelques Coeurs de Marie, coeurs de Jeannette photographiés dans mon jardin le lundi de Pentecôte.

17:26 Publié dans droits humains, foi de l'homme | Lien permanent | Commentaires (4) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |