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17/02/2009

l'inconsolable joie

Je termine le livre d'accompagnement à la fin de vie, "Ceci est mon corps", de Gabriel Ringlet. C'est une histoire personnelle, intense et douloureuse, mais aussi pleine de reliance et de vie, d'une grande poésie du quotidien, et à certains moments, au toucher granuleux de joies.

Envie de citer cette question qui me rejoint là, exactement, là où se niche la fibrille de lumière qui me permet de rester debout, toujours :

"Comment dire l'inconsolable joie, la violence de l'espérance quand on se sent porté par une présence qui appelle à une présence plus large encore?"

 

flying crumb trail

"Ceci est mon Corps", Gabriel Ringlet, Albin Michel, 2008, p.203.

10/12/2008

Une corde à partir

 

 

Aujourd'hui, 60ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l'Homme. N'oublions pas combien les droits humains doivent encore être respectés. Voici un texte écrit pour le recueil "Le don de simple vue". Pour tous ceux qui attendent dans un couloir de la mort des aujourd'huis qui chantent,

lettres2.jpg

Une infographie de Bernard Flucha

Une corde à partir

 

Quand je partirai, je serai revêtue de mon seul prénom.
Nue à défaut des yeux.
Il y aura des arbres accroupis à l’entrée du chemin, balayant leurs doléances bruissantes
Déjà, je n’écouterai plus que l’écho de la corde
négociant le souffle d’un oiseau
et l’insoutenable accord
de mes cheveux éparpillés dans le silence
d’après.

Quand je partirai, je saurai mes pas comptés.
Il y aura des allées de papier, pavées des grâces pour ma voix demandées.
L’encre de l’intolérable cri.
Pour le taire,
la corde dépliera ses lèvres
pendues à l’envers de mon chant
d’avant.

Quand je partirai, je donnerai le rythme de l’avant-dernière danse
où les enfants se lancent à rebours de lumière
kaléidoscopes de couleurs vivantes.
Dans l’oeil de la dernière
la corde ouvrira un point d’orgue
resserrant le garrot de l’aveugle
présent.

Quand je partirai, à la montée du jour,
j’emporterai mon âme sans quartier, entière.
Il y aura une berceuse pour le crime, une autre pour l’amour
dont vous aurez renversé le sens.
Pour le vivre,
dans l’inspir de la corde
ma voix restera suspendue à l’endroit
Enfin.

 

03/12/2008

ce que vous faites aux plus petits d'entre les miens

 

1955_Chiens_perdus_sans_colliers.jpg

Je sais que la France n'est pas mon pays, mais j'aime considérer qu'un soucis de démocratie, hein, ça appartient à tout le monde.

Alors quand je lis cette news sur Yahoo :

"Une réforme qui durcira le sort judiciaire des mineurs, avec notamment une possibilité d'incarcération dès l'âge de 12 ans pour les crimes, a été lancée par la ministre de la Justice Rachida Dati" Qui considère, comme Maïté avec Bonux, que c'est une quesiton de "bon sens". Sauf qu'elle, elle est ministre de la Justice, dans le pays des "droits de l'Homme" pas décapiteuse on line d'anguilles. http://fr.news.yahoo.com/4/20081203/tts-france-justice-mi...

Je vais voir Maître Eolas, mon copain juriste qui me donne, lui et ses commentateurs, toujours envie de continuer à croire qu'intelligence et humainté sont compatibles.

Et je trouve cette caricature, qui ne me fait pas rire, parce qu'en fait, elle est amère :

http://www.maitre-eolas.fr/images/miquets/reformemineurs....

et dans les commentateurs je trouve cette magnifique analyse des statistiques de la délinquance infantile et qui tord le cou à TOUS les effets d'annonces menant les grands politiciens adultes à s'en prendre à des enfants pour les mettre en prison. A lire en entier, ce n'est pas long et extrêmement instructif. Et c'est fait par un chercheur au CNRS.

Comme quoi, mentir et faire mentir les chiffres, ce n'est pas bien. On se croirait dans un livre de Cesbron. Sauf qu'il est mort il y a presque 30 ans.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Cesbron