24/07/2014
Frontière : le mur

la nuit aux ongles
j’étale
ce grand rectangle noir
où des chandelles inclinent
leur long fils de soie
Bée
l’ombre édentée
imprime dans
ce mur
la vigilance
de mon dépit
Or
j’attends que vienne la mort
d’une mémoire lasse
la recueillir
dans le pli de mon bras
qui a bercé d’autres cauchemars
Songes
il faudra beaucoup de mensonges
oui,
pour émousser ce mur tranchant
qu’ils hisseront dans mon jardin
les pierres y
Dansent
on a tellement charmé la chance
ici
que l’herbe est sèche sous les pieds
on ne joue plus sous les fontaines
qu’armés.
21:39 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frontière, guerre, mur, florence noël |
del.icio.us |
|
Facebook | |
Imprimer |




Les commentaires sont fermés.