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29/08/2012

Entre mes Meuse et Sambre natales

 * un clic sur l'image, elle s'agrandit...

 

 

D'enfance...

 

 

 

 

Namur, Sambre et Meuse

 

 

 

j’avais une ombre
dans l’aumônière
ou quintette d'osselets
un jeu je pense
et comme souvenance
carré de femmes pour y modeler leurs nuques
penchées sous l’eau d’amande

 



 

j’avais un puits et cent fleurs à jeter
dans un jardin humé puis étanché
comme pétale on ne dit rien des courses
lente de feu et d’écheveaux venteux
dénoué quand l’ennui s’épuise
dans l'allègre

 



 

j’avais un rire, un rien, une escarmouche
de poussière
l’œuf à peine éclos de la jouissance
entre mes Sambre et Meuse d’enfance
ma ville aux deux rivières
sous les sabots des quatre cavaliers




 

j’avais à boire, souvent
des quenelles de résines
à sucer quand l’air manquait au venir
sous la torpeur muette
de l’attente

 



 

toi, tu jouais de fines pantomimes
des scénettes dont on suivait les fils
à t’aimer on rencontrait Dédale
Icare sombrait pur et nu
dans l’eau savonneuse
d’un débarbouillage de joie

 



 

j’avais à tendre, comme on s’érige entier
j’avais à créer le milieu du désir
le souffle cuisiné longtemps
sous le menton d’aventures menues
comme la goutte qui goutte
et roule
la longueur d’un cou fléchi
sous le soleil

 

IMG_0302.JPG

Commentaires

impossible commentaire, mais j'aime débarouler les étages de ce poème que je trouve très beau !
et regrimper au premier étage pour recommencer :)

Écrit par : pierre gaudu | 29/08/2012

Salut,

merci pour l'article et à bientôt.

Marie.

Écrit par : caf | 29/08/2012

impossible de commenter aussi - juste laisser cela chanter

Écrit par : brigetoun | 29/08/2012

Les commentaires sont fermés.