11.11.2011
tes aubes novembre
tes aubes novembre
il faudrait du mou dans l’ombre
pourvu que les brumes s’y délitent
à l’or des désirs
puisque
l’arbre jeune tutoie de vigueur l’arbre vieux
et que nous adoubent
leurs filigranes accolades d’assoiffés

pourvu que jamais l’on n’abîme la profondeur
des nuits
leur isolement de grenat
le chaud du sang dans l’herbe grise
c’est prophétie des lunes
dégluties
qui ruminent
il faudrait de l’espérance, un peu
viens donc matin noir parmi
les vapeurs d’or les désirs
de mourir né d’un sang fiévreux
*
il nous faudrait de la blancheur
aux lèvres soudoyées à l’ange
annonciateur de faim
et midi m’ennuie - trop isocèle -
sans cette oblique qui ravive
le fané d’un sourcil
le vertige au frotté de l’épaule
cette absente
le moindre plissement d’améthyste
dans ta pupille ivre simple
17:56 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
Écrit par : brigitte Celerier | 11.11.2011
Écrit par : florence Noël | 11.11.2011
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