Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/09/2010

pour le retour rapide de la poétesse Anne-Lise Blanchard, arrêtée en Russie le 26 août 2010

un blog que tout le monde espère "provisoire" a été créé et permet de suivre se qu'elle vit et comment elle a été traitée. Permet aussi de comprendre comment on bascule de la liberté à des zones où le droit est aléatoire.

Apposez-y des commentaire, soutenez moralement la poétesse Anne-Lise Blanchard retenue en Russie depuis plus de quinze jours pour "raisons administratives". Faites du bruit sur vos blogs, sites, espaces pour que ça bouge et qu'elle puisse rentrer. Son témoignage - édifiant - à lire sur ce blog provisoire.

 

AnneLiseBlanchard.jpg

 

 

(...)

"Je suis transférée sans autre explication dans les locaux de la Police de la Région de Smolensk. Youri est définitivement évincé. Il me dira plus tard qu'on l'a assuré que je pouvais passer la nuit allongée sur un banc. En fait, on me demande de me dépouiller de ce que j'ai - je refuse de me séparer de mes carnets, stylo, livre, bref, cela fait tant de choses que je pars en cellule. J'y retrouve la jeune Géorgienne. Dans la cellule, une table et deux chaises fixées au sol. La lumière reste éclairée toute la nuit. Mon dernier repas remonte à plus de 24 heures, je n'ai plus rien à boire depuis 12 ou 16h. Youri et Elena parviennent à me faire parvenir boisson et léger repas, d'ailleurs suffisant dans ces conditions. Détail qui devient une affaire : il n'y a jamais de papier dans les toilettes qui d'ailleurs ne ferment pas - peut-être est-ce ainsi dans tous les lieux de détention ?
 
Deuxième nuit assise, sous la lumière. La télévision hurle, cela aide les gardiens à passer la nuit. Je finis par dormir quelques heures à l'approche du matin, à califourchon sur ma chaise. Samedi matin, retour au batiment de la police des frontières. Une journée passe, sans que rien ne se passe. A la fin de l'après-midi, arrive une autre interprète à peine plus experte que la première, pleine de bonne volonté, suivie de l'avocate commise d'office. J'en informe la vice-consul. Le chargé d'affaires du Consulat me conseille de prendre un autre avocat, il me communique deux adresses de cabinets. Mais à 18h et sans interprète, j'estime qu'il est inutile de rien essayer." (...)


http://suitemoscovite.over-blog.com/

09:08 Publié dans droits humains, foi de l'homme | Lien permanent | Commentaires (5) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Mobilisons-nous tous, une pétition ?

Écrit par : De Jesus-Bergey | 12/09/2010

la raison ?? La poésie serait elle de nouveau interdite là bas?
La France réagit-elle? les médias ?

Écrit par : adeline | 12/09/2010

Ci-dessous, ce que je viens de lire sous la plume de Marie-Thérèse Peyrin (sur Facebook). Marie-Thérèse Peyrin (La Cause des causeuses à Lyon, qui héberge le blog d'Anne-Lise Blanchard). Je fais un copier/Coller :

"Cela va peut-être vous paraître étrange mais, du fin fond de l'Aveyron, et connectée par intermittence par une clé 3 G qui ...n'a rien d'un Sésame... j'ai l'impression d'être en Russie, aux côtés d'Anne-Lise Blanchard, placée en résidence surveillée dans la banlieue de Moscou. Personne ne comprend pourquoi la procédure d'expulsion qui aurait dû suivre l'infraction retenue (absence de visa pour passer de la Biélorussie à la Russie) n'a pas été mise en oeuvre avant le 2 Septembre. Traitée comme une délinquante et privée d'interprète efficace pendant sa garde à vue à Smolensk, elle passe par des phases de découragement ou de colère qui ne sont que le reflet d'une situation kafkaïenne et de l'absence de code d'interprétation d'un système bureaucratique qui fait frémir. Que faire pour l'aider ? Qui a envoyé des fax ou téléphoné à l'ambassade 007 495 937 15 00 (STANDARD DEMANDER Mme Guénon ou Mr Lefort) pour montrer qu'elle est soutenue ? Attendre passivement ne suffit pas, même s'il faut accepter une certaine réserve sur le net pour ne pas aggraver sa situation. Tant qu'elle n'est pas rentrée, il n'y a que la voie diplomatique qui soit possible. Elle même a voulu faire alerter la presse, puis y a renoncé... Nous sommes en contact mail avec elle, mais cela est probablement surveillé. Attention aux dérapages, ça soulage de dire que le pouvoir qui la retient contre son gré est implacable et peu fiable, mais ça ne fait pas avancer l'affaire... Anne-Lise n’a pas souhaité utiliser le blog poétique créé par la Cause des Causeuses pour alerter sur sa situation. Elle préfère la formule du Journal, à cet effet, Serge RIVRON vient de créer un blog pour elle où elle relate son cauchemar. Sa famille n'y était pas très favorable... Vous voyez, ce n'est pas simple... Chacun peut faire comme il sent les choses, mais ensemble et de façon réfléchie c'est préférable ! C’est dans la mouise qu’on peut compter ses véritables amis et alliés ! Les mots ne suffisent pas, il faut des actes !"

Écrit par : Angèle Paoli | 12/09/2010

Je viens de créer un article de soutien sur mon blog: http://atelierdupoete.unblog.fr/2010/09/12/pour-le-retour-rapide-de-la-poetesse-anne-lise-blanchard-arretee-en-russie-le-26-aout-2010/
Maintenons la mobilisation jusqu'à sa libération. n'acceptons d'aucun pays une telle attitude méprisante pour les droits humains les plus élémentaires!

Écrit par : Xavier Lainé | 12/09/2010

je pense en effet que communiquer nos réaction à l'ambassade de france à Moscou serait un bon moyen de pression : cette française n'est pas une anonyme, des gens qui s'expriment publiquement la soutiennent.

Quelqu'un pourrait-il me donner le numéro de fax ou de mail de l'ambassade ?

Agir au niveau du ministère des affaires étrangères à paris pourrait être efficace aussi. Mais comment les atteindre? (mail? adresse et contact?)

Écrit par : florence Noël | 13/09/2010

Les commentaires sont fermés.