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16/10/2008

Et puis cette douceur étonnante

Maman me transmet ces poèmes que je vous partage à mon tour :

 

 

 

 

 

 

 

Vous ne trouverez plus de traces

Le vent  a  retourné le sable

La mer s’est retirée

Les vagues ont emporté les vivants

 

Ne reste que moi

Mère étirée

Entre soupirs et expir

Entre effroi et remords

Etriquée

Démantelée

 

Les vagues ont emporté les vivants

Ne reste que moi

Qui ne  suis plus.

 

 

*

 

 

 

Il y avait cet oiseau noir

Toujours en quête de repos

Il y avait ce clair-obscur

Un peu d’or dans l’ombre des taillis

Et ceux que jamais on ne voit

Que jamais on ne croit

Et puis cette douceur étonnante

Non, pas de l’ouate, pas du velours

Juste un frisson de compassion

Un peu d’or dans l’ombre des taillis

 

 

*

 

J’ai cru voir voler les draps

Par dessus la haie de lauriers-tins

Le vent  riait  de ma méprise

Ah tout ce linge à repasser !

 

 

 

 

 

 

 

 

Christiane De Rémont

 

11:59 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christiane de rémont, poésie |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

émouvant ce " Ne reste que moi

Qui ne suis plus."

Écrit par : colette | 20/10/2008

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