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04/07/2008

Le frémissement du brin d'herbe

tu exécutes les notes droites
fichées sur la corde à linge
où s’engouffre encore
l’haleine de tes premières promesses


tu te dis que l’ombre errante
des draps
sur cette prairie attendrie de soleil
alliance discrète entre l’homme et l’humus
vaut bien au fond
que l’on quémande ce souvenir d’oxygène

 


photographie Florence Noël


ce tableau de printemps
oscille de si belle manière
et pourtant presque gourd
dans ta bouche mangée de souffle
orgue à essorer le ciel


tu le redis
c’est ce vert-là que vêtent tes membres
dépenaillés par la hâte
et par l’évidence d’un oiseau
transperçant ton âme à demi assouvie


et même quand le doute recueille sous tes genoux
le frémissement d’un brin d’herbe
tu ne renonces pas à ta part d’insolence

Extrait " Au hasard de la lumière", recueil "Souffles"

10:29 Publié dans Le temps bouge, nous bougeons aussi en lui | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, jardin, linge |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

ah salut Flo, je trouve qu'il n'y a rien de plus émouvant que la présence modeste et familière des êtres, du linge qui sèche près des arbres, un rideau qui cache des visages, tout ce qui ne demande que notre attention et notre amour.

Écrit par : isa | 04/07/2008

oui. Ton message résume bien ce qui nourit ce texte. Il
faut juste ajouter la part d'insolence, ce petit décalage qui nous rend presque libre.

Écrit par : flo | 04/07/2008

Je pensais surtout à ton image. Mais tu n'es pas décalée dans ce texte magnifique, tout, absolument tout est en phase, et je trouve que c'est bien. Quelquefois le décalage me fatigue.

Écrit par : isa | 04/07/2008

je comprends. Mais ce décalage que je décris, n'est pas une artifice, juste ma nature ;-)

Écrit par : flo | 04/07/2008

Les commentaires sont fermés.