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10/01/2007

Translatio

le soir et voila il vous faut les porter
leurs chairs lourdes
soulever leurs sommeils
qui vous lestent

il y a
de leur figure
un voyage inversé
ce terminus des trains
leur vie secrète au dépôt
à l’heure des gares éteintes

il y a cette absence
pure
l’expression
d'une totale vacance de l’instinct
raidis sourcillant et ce transport
gêne pour eux
joie pour vous

ils sont totalement là
mais si perturbablement ailleurs
de leurs petits corps émanent
le chauds comme le frêle

(et la méchanceté des draps glaciaux
soudain vous alarme)


rien n’incite à les aimer plus
que leur translatio

(cette sainteté visible)

par votre humilité de servant
la charge d’être carosse
cheval, navette
felouque

et choisir cette insigne dignité
que vous confère leur abandon
cette marque de distinction
que l’amour seul
lorsqu’il redevient aveugle
d’avoir trop vu
égale parfois.

12:33 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie tout simplement |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

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