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17/09/2006

En soulevant le jeu de l'Oie

qu’on écrive sur les morts
un berceau d’haleine bleue
et qu’on avance d’une case encore
sans plus de vie qu’une lumière bercée
malgré le jour venu

que brûle de giron en giron
le feu des manques
et l’arrachement des creux
que ne donnerais-je m’a dit l’ange
pour le désir insouciant
d’une femme avant d’être femme
c’est pour cela qu’on avance,
une case encore
encore une case

qu’on mange à même la pierre blanche
veinée de cendres
des tartines, une pomme
a ce moment fidèle où
chaque année
ce soleil vient s’assoir sur ce banc
où tu me rencontreras
et une case encore
une case encore
nous avançons

c’est ainsi que nos rêves nouent les joies
que l’on pousse indemnes
ou presque
le portique l’âme coîte
que les pluies signent
la rouille d’une tendresse
que seule l’attente possède
pour que nous avancions encore
d’une case encore
d’une case

15:14 Publié dans Nulla dies sine linea. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie tout simplement |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

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