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16/06/2006

l’étroitesse de cette heure

pour certains il suffisait d’y croire
comme si
croire
était une simple option de l’esprit
alors que je le jure
c’est une besogne de cordes
une tension qu’assouplit seul le feu
et uniquement en son noyau ardent
une redite de chaque seconde
et si souvent je suis hagard
si souvent tombé où ? je ne sais
c’est un démembrement de chaque maux
un alphabet décrypté par l’oiseau
qui sommeille sous la terre
ruminée de l’aube
et à matines ce n’est que cendres
sur le visage léché de l’ennemi

il suffisait oui
mais non pas ce jour là
ni dans l’étroitesse de cette heure précisément là
ni depuis lors
rien ne suffit plus à la transhumance
de la joie
abritée sous ma peau de charbon
ma peau d’absence.

12:50 Publié dans Nulla dies sine linea. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie, littérature |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Moi aussi je vous découvre et c'est une porte de plus ouverte sur...l'Espace.
Les derniers vers sont très beaux, ils permettent d'échapper à ces heures trop étroites

Écrit par : Colette Muyard | 21/06/2006

Les commentaires sont fermés.