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26/05/2006

D'attente



j’avais bu
et de l’eau plus
savamment que le vin

j’avais sentinelle aux lèvres
liguées de feux tus
quant à ta main :

une course vaine de mille lieues
un cheval tombé naseaux aphones
une mer étrillée sous le ventre blême
un ruban de cailloux damnant pieds

j’avais bu
et j’alanguissais l’heure
te savoir près

mais ta main
et ma main
l’infini n’y suffirait plus

je perds souffle encore
cette tension mon bras en gonfle
ma main sans phare
égarée sur la table

et toi masse tellement humaine
d’attente et de vœux

et moi perdue entre l’ici soif
et toi-là chair
chiffonnade d’effroi
sous ma paume

10:18 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

On sent une tension, une attente suspendue, très beau Clepsydre...

Écrit par : Michèle | 08/06/2006

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