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13/03/2006

J'ai mère

j’ai mère

que vous sachiez sa mine
ses airs rafistolés aux ailes
j’ai mère pour cent ans et toute ma descendance
et tant de mères avant
 
ragez la vive, j’ai mère
je disloque mes nuages sur un piton fileux
je nais souvent
ça fait un mal immense
presqu’une délivrance
et tout est dans le presque
 
un bulbe grossit mon poing
de sève à racine
je jouis j’ai mère
insollicitude des eaux
giron troué et sourd
j’ai mère à longueur de journée
 
parfois je surfile l’heure
de ses baisers cerises
de l’enfance avouée
de papilles de livres
et papillons sucrés
de coquillages et billes
d’inconsistantes beautés
 
j’ai filles. 
 
 
 Clepsydre
 
 
 
 
 


* "Ma mère chevauche les forêts
elle imite
le cri du hibou
elle s'habille de feuilles
et de plumes

Lorsqu'elle passe
devant ma fenêtre
le paysage chavire

Anise Koltz "

 

 

 

11:35 Publié dans Nulla dies sine linea. | Lien permanent | Commentaires (6) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

C'est splendide et rare. Merci

Écrit par : Michèle | 13/03/2006

Tu finiras par me faire rougir Michèle :-))

Merci de tes passages qui rendent ce blog utile un tout petit peu!

Clepsydre

Écrit par : Clepsydre | 14/03/2006

j'étais déjà venue te lire avant même d'ouvrir mon blog et que tu me rendes visite à ton tour ! J'ai beaucoup aimé celui-ci que je trouve très beau.
A te lire

Écrit par : pascale | 14/03/2006

grand merci pour votre passage Pascale, et continuez d'écrire! :-))

Écrit par : Clepsydre | 15/03/2006

ce texte est magnifique. je suis contente de faire ta connaissance@++

Écrit par : if | 04/04/2006

surprise agréable.
j'ai reconnu ce poème
comme on remarquerait une chevelure , de loin sur la route dans une ville ou tant d'amis se promèneraient
A te rencontrer sur hautefort donc
par temps de clepsydre

Écrit par : Hélène | 05/05/2006

Les commentaires sont fermés.