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14/02/2006

Riz et rizière


Tu m’as dit pars
n’oublie pas
ton paletot de ruines
et quelques chimères pour la soif

Regarde
là, dis-tu, un oiseau éclora
pour refermer ton pas
veiller sur l’agencement indemne des plaies
le surfilage des croix

Reviens, attends
il nous faut encore
cette décrue d’horizons
ce désancrage des rires
comme ultime tribut
pour la foi

Ils te diront entre
agenouille ton nom
échancre ta lèvre
puis rapièce ta paupière
après ta seule larme
remboursée

Ils te pousseront dans l’antre
déshabillé des fées
sommeront danse
crudité d’un pourpoint herbeux
d’une colline abasourdie d’astres
en déserrance

tu tournoieras, enfant
tu tournoieras
plus vite quand délesté de sifflets,
de fanfreluches et peluches
de joies soudaines
les mains aux hanses offert
pour un cérémonial solitaire

Je te chanterai
rassemble-toi enfant
et je naîtrai
riz et rizière

16:45 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

"Ils te diront entre
agenouille ton nom
échancre ta lèvre
puis rapièce ta paupière
après ta seule larme
remboursée"
C'est superbe, merci Clepsydre pour ce beau texte.
Amitiés

Écrit par : Michèle | 17/02/2006

Cette valse de pronominaux disperse le sujet de son objet.... et donne à ce texte une profondeur dont on n'a de cesse de quêter le sens profond, le mystère des antres intimes.

Écrit par : S. | 18/02/2006

grand merci pour ce passage S.

Il n'y a qu'une clé d'entrée à ce texte : initiation. Ou une phrase d'un ami : "la clé du mystère, c'est qu'il est grand ouvert". Pas d'ombre donc pour occulter mais un texte que chacun peut s'approprier pour y projeter ses sensations.

Clepsydre

Écrit par : Clepsydre | 20/02/2006

Les commentaires sont fermés.