Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/02/2006

J'ai tu janvier

j’ai tu janvier
ses vert-de-gris et saumures d’âme
à perte de vie ses champs
de courtes oraisons

tant pèse le froid sur l’épaule
et nos discours gauchis de misères minuscules
alors qu’on se surprend à pister
les ombre effritées des arbres
ou leur nudité précise
figeant les heures dépolies

encore un jour en boule
vous mes enfants vos chairs tièdes
vos mains lourdes aux draps
l’écho du duvet remué
je dis tendresse ces vestiges de rêves
sur l’oreiller

puis s’en aller
prisonnière de matins nocturnes
de retrouvailles frileuses
à la vesprée

ou alors suffoquée
par la lumière délivrée soudain
des vapes d’eaux opaques
stagnant à hauteur de cri

janvier m’a tue
tu oublieras mon tintement, ami lointain
un jour tu traverseras janvier
un oiseau tremblotant sur le doigt
et son envol seul
aura l’orbe de mon visage


mais là
à l’entre-deux de hameaux
nappes servie de givre
je stoppe claire la voiture
sur la peau rugueuse des labours
deux hérons cendrés
transgressent pour moi seule
l’allégeance tristesse

pour tant de joie
non, je ne dis rien
pas encore

12:55 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, souffle, hiver |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Bravo, c'est magnifique !
M'autorisez-vous à mettre le lien de votre blog sur le mien ?

Écrit par : Michèle | 06/02/2006

Bien sûr que vous pouvez et merci pour votre appréciation :-)

Quel est votre blog? je ne vois pas de lien sur votre message...

Clepsydre

Écrit par : Clepsydre | 06/02/2006

http://alineaetc.hautetfort.com/
oui, je ne sais pas pourquoi il ne s'est pas affiché... Amicalement.

Écrit par : Michèle | 06/02/2006

ah c'était donc vous!
on a les mêmes références, je vois! ;-)

jml, yves heurté, francopolis, etc... des bonnes connaissances...

clepsydre

Écrit par : Clepsydre | 06/02/2006

Les commentaires sont fermés.