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24/01/2006

Les 10 événement les plus marquants de ma trentaine

Ce matin dans le trafic intense sur l'autoroute pour venir travailler, dans ma voiture de remplacement pendant que le garagiste va me ponctionner une fortune pour le gros entretien, ce matin donc, sans CD-radio, je me suis mise à réfléchir aux événements importants d'actualité qui m'ont marqué durant ma trentaine d'année de vie...
Ca donne l'occasion d'écrire une nouvelle liste ;-), peut-être que certains s'y retrouveront...
1.       Premier souvenir marquant : peut-être très flou dans ma mémoire, mais réel : le génocide des cambodgiens par Pol Pot dans les années 70… Les premiers baot People Cambodgiens, des réfugiers qui arrivent jusque dans ma ville, dans mon école…
2.       les émeutes du stade de foot du Heysel en 1985 alors que la Juventus va affronter sur le terrain Liverpool tandis que des hooligans anglais déboulent sur des spectateurs qui provoquent 39 morts écrasés sous le mouvement de foule et contre les grillages. Mon père regardait le match et j'ai un souvenir précis de ce drame qui ne disait encore pas son nom mais qu'on pressentait. ( trouvé un bon résumé d'un film fait l'année dernière sur le sujet : http://www.canadian-soccer.com/forum/topic.asp?TOPIC_ID=6...)
3.       En lisant ce commentaire, je me souviens que juste avant, le pape Jean-Paul II était en visite en Belgique et que ce passage de plusieurs jours avait vraiment marqué les esprits. Notamment un "jeu scénique" à la citadelle de Namur et une intervention à Louvain-La-Neuve d'une étudiante pour plus de progressisme dans l'Eglise et qui s'était fait siffler par les membres de l'Opus Dei dans la foule puis embrassée par le pape en signe de son courage.
4.       prochain souvenir marquant : La diffusion d'information sur la dictature des Ceausescu, la diffusion d'un reportage sur Donna Corneia qui avait informé des journalistes avec des billets glissés dans une poupée en tissu, la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989,( http://www.herodote.net/histoire11090.htm )la fin du rideau de fer, l'ensemble des révolutions des pays de l'Est dont la révolution de velours à Prague ainsi que la révolution roumaine et les couacs de l'information en direct ( que j'écoutais à la radio, sur les flash d'information spéciaux), jusqu'au jugement expéditif des Ceausescu. Une chanson me revient :  “On écrit sur les murs les noms de ceux qu’on aime” de Demis Roussos /

On écrit sur les murs
Le nom de ceux qu'on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs
A l'encre de nos veines
On dessine tout ce que l'on voudrait dire
On écrit sur les murs
La force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffitis
On écrit sur les murs
Pour que l'amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi”


 Un film d’avant: Les ailes du désir
5.       La guerre du Golfe, première du nom, en 1991. Cette sensation de mise en scène terrible de l’information avec des titres en lettres d’or dans les journaux parlés et des militaires qui jouaient à la guéguerre sur des maquettes de l’Irak et du Koweït à défaut d’informations fiables, le général Schwarzkopf et les fameuses mais très hypothétiques “frappes chirurgicales”… La guerre du pétrole et le malaise face à tout ce montage géo-politico-économique… Cet événement a changé mon destin : je voulais être journaliste et cela m’a dégoûtée, maintenant, je regrette un peu…
6.       La mort du Roi Baudouin I en 1993. Les foules qui faisaient la file pour les derniers hommages, le sentiment de perdre le seul référent immuable belge que j’avais jamais connu.
7.       Le génocide du Rwanda en 1994, cette incapacité que j’avais et … que j’ai encore en partie, à comprendre ce massacre de milliers de personnes non par une armée, mais les voisins d’une autre ethnie, ceux du même village, avec des outils pour travailler la terre…. Il faut que je lise sur ce sujet, que j’essaye un jour d’y comprendre davantage.  http://perso.wanadoo.fr/rwanda94/
8.       L’affaire Dutroux en 1996, les disparitions, les fillettes retrouvées vivantes, puis les autres retrouvées mortes, Julie, Mélissa, An, Eefje, les marches blanches partout dans le pays puis l’immense marche blanche, les rebondissements infinis, la commission Dutroux en direct à la TV, le reality show, la fin, peut-être, d’une certaine langue de bois. La fin de l’innocence. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dutroux
9.       Le 11 septembre 2001 : j’étais enceinte, à la maison en repos, mon mari me téléphone parce qu’il avait des news sur Internet comme quoi des avions étaient tombé sur une des tours du World Trade Center et sur le pentagone. J’ouvre la TV. J’ai vu en direct l’autre avion, les tours s’écrouler… Il y avait une forme de surréalisme : l’ampleur, le symbole, l’incroyable réalité qui dépassait la fiction des films catastrophe l’incrédulité : comment cela est-il possible dans le pays de la NSA, La CIA, le FBI. La peur aussi : mon enfant à naître verrait-il le jour dans la Troisième Guerre Mondiale?
 
Depuis lors, nombre d’informations, d’événements ont marqué nos esprits. Mais peut-être que ceux-là sont les plus importants dans mon histoire, ils ont jalonné ma vie, il y a des avants et des après…
Je me doute qu’ils sont assez communs avec la plupart de mes contemporains, pour les événements internationaux et de mes concitoyens pour les événements nationaux. En tout cas ceux qui ont mon âge… ;-)
 

Clepsydre

Commentaires

Ce qui fait un peu mal, en lisant cette liste c'est que tous ces évènements, à deux exceptions près, sont des pertes d'innocence.
Étonnant de constater par quelles ombres peut avoir été sculptée une personne lumlneuse.

Écrit par : Stéphane Méliade | 18/03/2006

c'est vrai. Mais il s'agit des "événements publics", j'aurais du le préciser. Or je suis constituée d'une infinité d'événements privés qui eux, sont souvent très lumineux :-)

et puis, c'est tout l'art de vivre de transformer les ombres en lumières...

Et c'est ce que je tente de faire en écrivant aussi; Mais ça ne plaît pas à tout le monde. j'ai été refusée pour un recueil dans une maison d'édition aujourd'hui. argument: "malgré la qualité de votre poésie (le seul reproche que je pourrais lui faire, c'est un avis qui n'engage que moi, c'est qu'elle me semble trop travaillée), je ne souhaite pas l'éditer."

En fait, à part un toilettage léger après une écriture dans un jet d'inspiration, mes poésies sont peu "travaillées", ça sort spontanément comme ça; mais peut-être que mon chemin qui mène à l'écriture d'un texte est le résultat d'un travail dans et pour la vie...

Mais comment expliquer cela à un éditeur ;-)?

Écrit par : clepsydre | 19/03/2006

Un de mes enfants est né au tout début de la guerre du Golfe... Mettre son enfant au monde et voir dans l'écran de télévision le jour même dans sa chambre d'hôpital... ce déploiement de forces...

et pourtant, ce n'était que le début des ombres.

Ta poésie relève les jours, Clepsydre, elle les met à hauteur de mains.

Écrit par : eau | 20/03/2006

merci eau. Ton commentaire me va droit au coeur...

Il y a toujours eu des ombres, les médias les révèlent plus fort, plus en écho qu'avant. Que dire d'une Saint Barthélémy, des pogroms, des guerres de toutes époques, de toutes cruautés, de l'asservissement ou de l'extinctions de peuples entiers? Cela date des débuts de l'histoire... Il y a quand même quelques progrès, je pense, mais l'homme accroît aussi son pouvoir de tuer massivement et sa connaissance de ce pouvoir. Nous vivons peut-être trop dans la connaissance impuissante?

Écrit par : Clepsydre | 20/03/2006

Je voulais dire le début des ombres accolées à la naissance de ma fille.
Je me demande si les hommes en général sont plus recroquevillés sur eux-mêmes que les hommes des générations précédentes... s'ils n'ont pas perdu le sens du don de soi à l'autre, au lieu de se regarder et de s'astiquer le nombril. L'homme de maintenant accroit surtout son pouvoir de devenir invisible lorsqu'une au moins l'une de ses mains est souhaitée. La génération de vivre pour soi d'abord ?

Écrit par : eau | 20/03/2006

J'espère qu'il y a ausis des lumières accolées à la naissance de votre fille :-)


*

je crois qu'on surinforme l'homme d'aujourd'hui. Il croit que son vrai combat devrait être là où il y a sang et faim à l'autre bout de la planète et se sent impuissant. Mais en fait, ça commence dans son quotidien, sa famille, ses amis, ses voisins, son village, son travail....

on ne dit plus jamais à quelqu'un qu'il est bon, on est tous culpabilisés de ce que l'on ne fait pas. On vit en décalage entre l'exigence incommensurable que ce monde fait peser sur nos épaules et notre réelle capacité de don, alors on se recroqueville.

Écrit par : Clepsydre | 20/03/2006

Oui, alors que l'on peut presque tous donner ou partager à son niveau, dans son quotidien, il suffit d'ouvrir un peu la main et de prêter attention.

Ma fille est un soleil de chaque instant. Ah être mère, nous montre avec douceur que le chemin du partage se fait dans tous les sens et à chaque instant, sans conditions, c'est là. La lumière passe dans les gestes et les regards.

Écrit par : eau | 20/03/2006

vous êtes une eau profonde.... :-)

clepsydre

Écrit par : Clepsydre | 21/03/2006

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