Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/01/2006

Good Night and Good Luck : un grand film

je m'étais dit que j'allais profiter de ce blog pour jeter ça et là des textes et finalement, ce qui me vient en ce moment, c'est le cinéma ;-)

Voici donc mon impression de "Good Night and Good Luck" de Georges Clooney.

C'est un film excellent, pourtant sur un sujet assez austère, le mac carthisme des années 50. Tourné entièrement en noir et blanc ce qui permet d'insérer de véritables auditions de témoins et d'interventions du sénateur Mac Carthy dans les extraits télévisés. La prouesse de ce film tient en deux choses : la magnifique interprétation de l'acteur principal, David Strathairn (inoubliable) et de l'ensemble de l'équipe de journalistes, d'une part. Et la manière de filmer de Georges Clooney : avec des plans resserrés sur les visages, leurs tensions, le langage des corps, on vit de l'intérieur la suite des événements, les émissions d'investigation et d'opinion de Murrow en riposte aux attaques du sénateur, jusqu'au dénouement final favorable à un retour du droit. C'est vécu au plus près des personnages, de leur prise de risque, de leur conviction. Et le plus beau, c'est ce qui transcende le film: Clooney y fait passer un message pour le présent : l'information , la télévision ne peut se satisfaire d'aller dans le sens des sponsors, de ceux qui paient et de ceux qui ne veulent pas savoir. Mais il faut du courage et aller à contre-courant. C'est aussi un belle mise en abîme au regard d'une Amérique qui vient de reconduire le "Patriot Act"...

Voir aussi cette critique de Mimi http://cinemilie.hautetfort.com/archive/2006/01/08/good-night-and-good-luck.html

Bref... un film intelligent, ce qui est rare et qui donne l'impression de résister, ce qui est aussi rare. Et la révélation d'un grand cinaste en la personne de Georges Clooney.

Clepsydre

16:00 Publié dans Ciné et moi | Lien permanent | Commentaires (12) |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Merci pour le lien, ta note est très bien. A+

Écrit par : Mimi | 23/01/2006

Merci Mimi! Tu es mon, premier commentateur! Bonne journée.

Clepsydre

Écrit par : Clepsydre | 24/01/2006

Connais-tu "la ligne verte" ? Ce film, avec Tom Hanks et d'après Stephen King- qui incidemment passera ce soir sur France 2- pourrait peut-être s'insérer dans ta sélection. Il est extrèmement puissant. Je t'en laisse juge.
S*

Écrit par : Stéphane Méliade | 05/03/2006

hello S*, tu m'as trouvée? ;-)
Je connais "la ligne verte", un excellent film, lui aussi. peut-être pas "culte", mais très apprécié, oui, je le regarderai certainement ce soir.

stephen King est à l'origine de pas mal de très bonnes histoires, dont on a fait quelques fois de bon films.

un autre dont le scénario original est de lui et que j'aurais pu mettre dans ma liste : "Stand by me", tiré d'une de ses nouvelles. tandis que "la ligne verte" est un film, si je me souviens bien qui s'inspire d'un roman publié en feuilletons " à l'ancienne".

bonne soirnour à toi!

Clepsydre

Écrit par : clepsydre | 05/03/2006

Oui, je t'ai trouvée, comme tu dis-en tout cas ton blog- par un effet rebond inattendu de la disparition d'Yves. En cherchant des liens sur lui, je suis tombé... ici. Aux premières lignes lues, je me suis dit que ça ressemblait vraiment trop à toi, comme façon de parler. Je me suis demandé si tu avais fait une ou un émule, et ma foi, ce serait très loin d'être la pire des écoles. Puis, j'ai vite réalisé que c'était la vraie toi, l'originale.

"Film-culte", de toute façon, c'est une expression toute faite qui n'a pas un sens vraiment profond en soi. Il y a simplement les films qui deviennent une partie de soi et les autres. Pour ma part, La ligne verte fait partie de la première catégorie.

Il ne suffit pas d'être innocent pour être sauvé. Les enfants le savent bien. Mais la grâce se pose aussi là où tout est perdu. J'espère que les condamnés des couloirs de la mort le savent aussi.

Écrit par : Stéphane Méliade | 06/03/2006

Oui, c'ets vrai, c'est ainis que j'entends "film-culte" , des films qui s'impriment en toi et deviennet une référence par leur message, leur ambiance, leur sens.... Il y en a évidemment beaucoup plus que ceux que j'ai cité à côté, mais ceux-là m'ont marquée profondément et me constituent. j'en rajouterai sans doute d'autres par la suite.

A propos de ta dernière phrase, as- tu vu "breaking the waves"?

Écrit par : Clepsydre | 06/03/2006

Fioufff, "Breaking the waves", oui, plusieurs fois ! À la fois on n'a pas envie d'une vie comme ça, et à la fois on en a secrètement envie aussi (enfin "on", c'est moi), parce que cette descente aux enfers, il y a beaucoup de lumière et quelque chose de très pur dans l'offrande, qui fait qu'on se retrouve à presque désirer cette descente au étages loin-bas, pour qu'elle nous casse la coquille et révèle cette pureté et cette offrande absolue qu'on a tous (enfin, "on", encore une fois, ce n'est que moi) envie de vivre.
S*

Écrit par : Stéphane Méliade | 06/03/2006

Oui, je te comprends, c'est un peu l'esprit qui préside à "Descente aux ombres".

d'un autre manière, peut-être beaucoup plus imagée, il y a un vieux ( très vieux ;-) texte à moi, "Immolation" avec tous ses défauts, là :

http://users.skynet.be/amedefond/Flo/or2.htm

;-))

Je suis d'accord que parfois on a envie de chsoes radicale interne, un vrai "retournement", ce qu'en jargon religieux on appelle "conversion" et qui est un terme devenu galvaudé, mais qui signifie exactement cela, de "jeteurs de pierres" devenir "illuminé de Damas", entre les deux, il y a la chute et l'aveuglement.

( conversation un brin mystique qui n'est pas pour me déplaire ;-) , c'est l'intérêt de converser "chez soi", in my blog, sans recouvrir ses aspirations d'un voile pudique)


Clepsydre

Écrit par : Clepsydre | 07/03/2006

Hum, les défauts d'Immolation sont bien plus prenants que les qualités d'autres poèmes :-)

"Conversion", on pourrait aussi comprendre comme "se verser avec".

Écrit par : Stéphane Méliade | 08/03/2006

Breaking the Waves est un film magnifique et certainement un de me prefere.

Le theme du sacrifice m'est cher et ce n'est pas courant de le voir celebre de nos jour. Surtout de cette maniere singuliere et veritablement originale qui est un sacrifice base sur des croyances personnelles et apparement irrationelles. Ce qui, d'un point de vue purement logique rend l'acte de cette femme absurde et parviens etrangement a le rendre, aux yeux des spectateurs, encore plus admirable et stupefiant.

La scene ou sa soeur reste immobile et silencieuse derriere sa porte d'entree restant resolument close pendant qu'elle frappe de desespoir ne s'effacera pas si facilement de ma memoire.

En fait on peut remarquer certaine similarite dans le scenario de Dancer in the Dark. C'est sans doute pour cela, et egalement a cause de l'indigeste Bjork, que ce film m'a beaucoup moins plus.

Écrit par : outremanche | 13/04/2006

oui, je partage ton point de vue outremanche, c'est d'ailleurs toi qui m'a fait découvrir Breaking the waves, me semble-t-il.
J'aime cette idée que la logique de la conviction peut défier les dogmes mais retrouver l'esprit premier: ici donner sa vie pour celui qu'elle aime. En ce sens, ce film est complètement politiquement et sociétalement incorrectEn plus l'héroïne est un type de femme totalement hors norme, incroyable de force mêlée à une pureté presqu'infantile. Un être apparemment faible qui s'inverse pour sauver ce qui lui est le plus cher.

Écrit par : clepsydre | 13/04/2006

oui, je partage ton point de vue outremanche, c'est d'ailleurs toi qui m'a fait découvrir Breaking the waves, me semble-t-il.
J'aime cette idée que la logique de la conviction peut défier les dogmes mais retrouver l'esprit premier: ici donner sa vie pour celui qu'elle aime. En ce sens, ce film est complètement politiquement et sociétalement incorrectEn plus l'héroïne est un type de femme totalement hors norme, incroyable de force mêlée à une pureté presqu'infantile. Un être apparemment faible qui s'inverse pour sauver ce qui lui est le plus cher.

Écrit par : clepsydre | 13/04/2006

Les commentaires sont fermés.