21.11.2009
le palimpseste de la mémoire est indestructible
Le palimpseste de la mémoire est indestructible, ce n'est pas moi qui le dit, ni Pierre Ménard, qui anime la revue numérique (textes, images, sons) d'Ici là, mais Charles Baudelaire, dans Visions d’Oxford, in Les Paradis artificiels.
Phrase tiroir, prétexte à se lancer dans une création sur la mémoire, ses traces, ses effacements, ses recommencements.
Parmi de nombreux autres auteurs, photographe, créateurs visuels, j'y contribue pour une nouvelle poétique mettant en scène trois moments de la vie de Mareke et de son amie....
"
Septembre 3, jour feule, vent sud-ouest
Là bas, un rideau de pluie enflamme l’air, son épaisseur, sa consistance brunâtre qui stagne, depuis l’aube, sur le lointain des champs. Il ondule, sorte de serpent issu d’une mythologie de Chine, mais d’une Chine sans gloire et sans ancêtres. Ou d’un fantôme de Chine. Ou de son encre, tout simplement. Ca m’hypnotise.
Je suis attendue ici, c’est très différent que d’être dans la situation de celle qui attend. Il pourrait y avoir ce quelque chose, dans l’urgence ou qui presse. Mais je suis captivée par l’onde à mi-hauteur entre méandre et menace. Mes bras cuisent à feu vélin, tannés et pelés de sécheresse. Tout l’été stationne avec moi, s’en allant alors que j’arrive. A ma rencontre, la fâcherie d’un ciel en automne, déjà.
Mareke apparaît (...)"
pour consulter le Sommaire du numéro :
http://www.publie.net/tnc/spip.php?article256
pour lire les 25 premières pages à feuilleter librement ci-dessus et pour lire la suite du texte et ceux des nombreux autres auteurs téléchargement texte intégral plus fichier audio (48 Mo) proposé à 5,50 euros. sur publie.net.
http://www.calameo.com/books/000006041b6e09c95531d
13:22 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : d'ici là, pierre ménard, florence noël, littérature, poésie, sons, photographie
23.06.2009
Parmi les hôtes de la maison de la poésie
Il existe un espace à namur, une petite maison dans une petite rue pavée du vieux centre, à quelques pas du musée Rops, à quelques autres de la place Saint Aubin, pas loin non plus de la maison du conte, une maison toute de briques consacrée à la poésie.

J'y avais interviewé en son temps Robert Dulieu, alors responsable des lieux. J'avais souvent déclamé un ou l'autre texte issu de sa somme de textes à dire lorsque je fréquentais l'académie de musique d'Eghezée.
Depuis lors j'y ai quelques fois mis les pieds, un jour pour y lire quelques uns de mes fantômes de l'infini peu, devant un public d'écrivants de Namur et environs... après avoir écouté leurs propres et riches interventions. Sur une scénette minuscule, avec un rideau de velours rouge comme encadrement des postures.
Une autre fois j'y ai entendu lire à deux voix l'"Entre-deux-eaux" de Ben Arès et Colette Decuyper. Un grand moment de magie où la poésie s'incarne dans deux voix. C'était lors de l'une de leur fête internationale de la poésie toute en humanité, convivialité et namuroise ardeur.
Alors, je suis heureuse que le responsable de la revue Source m'ait fait une petite place dans la longue liste des auteurs de la région.
Il faut dire que l'on y croise que du beau monde. Il y a même Julos Beaucarne, André-Marcel Adamek, la chère et regrettée Mimi Kinet (dont j'avais eu l'occasion de dire les textes à la maison de la poésie d'Amay à la sortie de son recueil "Le discours du muet" et à qui j'ai consacré une page sur l'âme de fond), ou encore Werner Lambersy (Lisez au moins "D'un bol comme image du monde" ou "Petits rituels sacrilèges" ou encore "L'arche et la cloche", livre offert par Yves Colley lorsque nous fréquentions chacun, étudiants, la Bibliothèque Royale en quête d'archives... après vous ne vous arrêterez plus) mais aussi Arnaud Delcorte mon compatriote néo-louvaniste qui vient de publier aux Chasseurs Abstraits un recueil intitulé "Le goût de l'azur cru". Je l'ai lu et vous réserve une petite mise en bouche pour vous donner envie de le prendre en mains vous aussi.
J'y ai retrouvé aussi Marie-Clotilde Roose dont j'avais fréquenté une seule fois le cercle de la Rotonde ou son équivalent dans un café théâtre un jour de 1995, où je désespérais d'arriver jamais à faire reconnaître ce feu d'encre qui coulait en moi, jour où j'ai écrit les premières strophe de "train de vie", en gare du midi....
Mais aussi Otto Ganz, figure noire autant que lumineuse rencontrée dès les couloirs de l'université, avec ses obsessions morbides voire vampiresques qui n'arrivaient pas à camoufler un homme gentil dans l'âme. C'est lui qui m'a incidemment aiguillé , un jour de marché de la poésie à Paris, vers sa commune comme lieu de résidence définitive (enfin de ce définitif qui précède quand même le cimetière, ou en tout cas l'inclus) et ainsi que j'ai émigré à Enines sur Orp-Jauche.
Ou le si lumineux Lucien Noullez, cher ami dont je lis à présent,après ses nombreux recueils de poésie, le premier roman "L'érable au coeur". Histoire semi-autobiographique écrité avec cette bonhommie qui tire juste et qui déplie les plaies. Cet homme de coeur rencontré, quel merveilleux souvenir, au détour du rayon poésie de la bouquinerie "l'écrit vain", près de la Porte de Halle en compagnie de Stéphane Méliade.
Il y a aussi le "non-rencontré" Paul Van Melle qui me publia pour la première fois en revue, défunte comme lui hélas...
Il y a mon sésame, Eric Brogniet lui-même, que je vous invite à lire. Qu'il soit remercié ici aussi.
Et tant et tant d'autres, aperçus, lus, aimés, découverts, et tant encore plus, à découvrir.
*
Il y a une petite dédicace à isa avant le second texte publié. Je suis contente qu'Eric Brogniet ait choisi celui-là pour cette raison-là aussi.
14:02 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maison de la poésie, namur, poésie, littérature, auteurs wallons, auteurs belges
15.04.2009
Lieu de mémoire
A l'Atelier de la Flamme Verte, je lance un petit jeu ce matin sur la métaphore et le Kenningsgar. A l'âge des adolescentes qui participent, la première notion est très floue et la seconde totalement inconnue. A partir d'un lieu qui les inspire, je leur demande d'écrire un petit texte en utilisant un maximum de ces formulations. Toutes les deux m'écrivent quelques lignes en prose. Je leur demande alors d'essayer de disposer ce texte comme un poème. Miracle, deux tès chouettes textes surgissent. Je vous copie le premier des deux, de Mathilde Dupont, pas encore 13 ans... Son lieu de mémoire était un cimetière militaire sur la côte Normande.
Texte en prose :
Nous entrâmes dans ce lieu sacré où tant d’hommes reposaient. Les croix laiteuses par millier gisaient en rangées perpendiculaires. Dans ce champ immaculé de taches blanches, se dressaient des monuments tels des châteaux forts.
Texte en vers :
Au dessus de chaque homme,
une croix laiteuse
un quadrillage de points blancs,
une feuille A4 immense,
déposée sur le sol.
Un champ neige,
dans lequel se glisse
4 châteaux forts
en guise de monuments.
22:19 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : atelier écriture, adolescent, mathilde dupont, poésie, cimetière militaire
14.04.2009
le poids d'un Acrostiche
Pour se présenter ce matin, un classique, le jeu de l'anagramme. Très bons résultats, dont je vous publierais bien les autres contributions avec accord de leurs auteurs.
En attendant, voici le mien, tout simple. Je ne me souvenais pas l'avoir fait auparavant.
Facile de parler de soi… et pourtant
Là, suis-je mon nom ou plus ? Je ne sais
Orbe du O, au milieu qui me dit ouverte mais
Rêve toujours accroché au silence qui suit
Et oui, Florence, c’est efflorescence, mais suis-je fleur ou fruit ?
Nuit peut-être mais lumière au milieu
C’est ainsi un nom, une vie, on le porte
Et il nous porte, ange soulevant nos pieds, toujours cheminant.
18:57 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anagrame, stage, jeu écriture, florence
01.04.2009
Stage d'écriture pour adolescents
Vous êtes en secondaire et avez entre 14 et 20 ans.
Vous aimez les mots, les lire et les écrire, votre imagination déborde ?
Vous propose de vous initier à l’écriture créative :
proses brèves, nouvelles, poésies, contes,
jeux sur la langue, les mots et les sens.
A l’école communale de Jauche, rue de Folx-les-Caves, N°26
Brabant Wallon
du mardi 14 avril au vendredi 17 avril,
durant quatre matinées, de 9 à 13h.
Objectifs : Elaborer un recueil collectif.
Spectacle de lecture des textes le vendredi soir
Thématique Pâques 2009 : Territoires imaginaires
L’animatrice : Florence Noël, poétesse et nouvelliste.
Elle anime des ateliers d’écriture sur le Net.
A participé à des anthologies de nouvelles ou de poésie.
P.A.F. 75 € - Contact : fl_noel@yahoo.fr
21:53 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stage, écriture, adolescents, jauche, atelier de la flamme verte
02.09.2008
pour réécourter l'émission Ca rime à quoi
Bon,
Bien, elle a eut lieu, la diffusion de l'émission. Heureuse d'avoir eu l'impression d'être dans une démarche qui reflétait au mieux ce que je pouvais donner en si peu de temps. Consciente que ce peu de temps etes déjà immense pour un passage en radio. Emue, aussi d'avoir cette possibilité de dire, puis de m'entendre dire, avec ma voix intérieure orale, les textes qui ne sont jamais autrement que lus silencieusement.
C'est ici :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissio...
12:44 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, textes lus, france culture, sophie nauleau
24.07.2008
Quand et où ça se passera
31 août Dimanche 23h30 - minuit
Ça rime à quoi
Par Sophie Nauleau
Réalisation : Patrick Molinier
Attaché de production : Thierry Beauchamp
Musique : Tin Hat Trio, « Compay » par Carla Kihlstedt, Book of Silk.Chanson : Thomas Jules, « Sais-tu faire le poète sans les mains », Powête.
Invitées :
Florence NoëlJeune femme qui hante le net poétique depuis l’origine. Son site baptisé L’âme de fond
présente des poèmes qui n’auraient pas à rougir d’être sur beau papier - tels « J’ai mère », « Ça n’a que peu de poids » ou encore « Haleine »…Valérie Rouzeau
Dite « oie rêve à l’azur » la poétesse de Pas revoir, Neige rien et Va où, qui joue des anagrammes de son nom comme des assonances, dit « Apothicaria » et d’autres poèmes inédits.
Valérie Rouzeau est née en 1967, elle vit à Saint-Ouen. Elle a publié une douzaine de livres de poèmes dont Pas revoir (le dé bleu, 1999) ; Va où (le Temps qu’il Fait, 2002) ; Apothicaria (Wigwam, 2007) et Mange-Matin (l’idée bleue, 2008). Elle est par ailleurs traductrice de Sylvia Plath dont elle a fait paraître Arbres d’hiver / La Traversée en Poésie/Gallimard (1999 avec Françoise Morvan & Sylvie Doizelet) ainsi qu’une monographie aux éditions Jean-Michel Place : Un Galop infatigable (2003). Elle a également traduit la biographie que Diane Middlebrook a consacré au mariage de Sylvia Plath et Ted Hughes, Son mari (Phébus, 2006) et un choix de textes du photographe Duane Michals pour les éditions Robert Delpire (2008).
21:08 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france culture, poésie, valérie rouzeau, sophie nauleau
17.07.2008
Florence de l'autre côté du miroir (émission à France Culture)
Or donc, un jour de ce début du mois de juillet, je reçus un mail de France Culture m'invitant à un enregistrement de l'émission de poésie de France Culture qui recommence à la rentrée. L'intitulé du mail devait juste avoir cette sobriété qui me poussa à quand même ouvrir cette missive dans le flot de spams journalier qui recouvrent mes quelques messages d'importance.
L'idée était donc de faire un enregistrement de 30 minutes dont 10 passeront sur les ondes (Ce qui est pas mal, avec entretien et lectures de textes). Pourquoi moi? me diriez-vous à juste titre. je n'en sais rien en fait, sinon, que je fus trouvé via le Net. Que Sophie Nauleau, la productrice animatrice voulait faire une émission féminine, tout en s'ouvrant pour une intervention au monde des poètes sur le net. Et voila.
J'ai donc effectué cet enregistrement hier. Toute partagée entre cet instant de grande chance et de stress intense ( taisez-vous sur votre activité d'écrire publiquement durant neuf ans et soudainement soyez interrogé sur une chaîne de France Culture, ça chamboule un peu les neuronnes).
Ce fut très agréable. J'ai oublié de citer plein de noms d'auteurs aimés, j'ai bafouillé quelques fois. J'ignore ce qu'ils couperont et garderont et j'ai encore plus la trouille de m'écouter que d'avoir enregistré. Et j'ai été très impressionnée par la taille de la "Maison de la Radio" et les pavés réels ainsi que la plaque de métro comme sol du studio "dramatique" pourant au premeir étage (pour les bruitages).
J'ai pris plaisir à dire mes textes. Vraiment grand plaisir. J'ai défendu ma conception des choses concernant le Net et la publication et puis quelques lignes de fond ( les âmes de fond) de mon écriture ( sans tout effleurer, pensez, en 20 minutes).
Mais, réjouissez-vous, c'est une porte ouverte vers nos lieux. Vers nos voix, vers nos cheminenent de mots.
Je vous préviendrai lorsque l'émission sera diffusée, un soir de début septembre entre 11h30 et 12h...
(encore merci à Isa pour son regard précieux qui m'a porté avant et durant cet expérience)
*
Lire de Sophie Nauleau, le magnifique essai, La main d'oublies, léger, érudit, festoyant de mots et d'images, tout en creusant la seule raison d'être d'une poignées de pseudo gaufrettes dans un tableau de Lubin Baugin , obession de l'infiniment transparent et pourtant permanent, approche plein de faconde d'un chef d'oeuvre de "vie immobile" à la sobriété lumineuse. Sur fond de viole de gambe et de "Tous les matins ud monde".
11:04 Publié dans Activités culturelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france culture, sophie nauleau, poésie





































